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Vital Kamerhe, dirigeant de l’Union pour la nation congolaise (UNC)
Gaius Kowene
BBC Africa, Kinshasa
25 mai 2020

En République démocratique du Congo, le procès du directeur du cabinet du président de la république a été renvoyé au 3 juin prochain.

Ce lundi c’était la deuxième audience publique de Vital Kamerhe et ses deux co-accusés soupçonnés de détournement de plus 50 millions de dollars américains destinés à un projet de logements sociaux pour militaires et policiers.

Premier à la barre, l’homme d’affaire libanais Sammih Jammal qui devait livrer des maisons préfabriquées n’a fait que clamer haut et fort son innocence.

Les questions se sont centrées sur le contrat initial de 26 millions de dollars américains, puis un autre accord, son avenant, qui passait le montant à 57 millions.

C’était ensuite, le tour Vital Kamerhe.

Usant de son talent d’orateur, le directeur de cabinet du président de la république congolaise Félix Tsisekedi affirme ne pas comprendre pourquoi il se retrouve en prison et demande d’être mis en liberté provisoire.

Une requête à nouveau rejetée par le tribunal.

Vital Kamerhe reste donc en détention jusqu’à la prochaine audience fixée au mercredi 03 Juin, avec une liste des témoins clés qui doivent être entendus dans ce dossier judiciaire très suivi et diffusé par la télévision nationale .