Dans la soirée du 02 novembre 2019, ma femme et moi avons quitté Paris pour la destination de l’Inde. Quitter Paris en début de température hivernale pour tomber dans une forte chaleur à New Delhi fût une expérience délicieuse. Nous avons eu un vol sans accroc du décollage à l’atterrissage, à bord d’India Airlines, la compagnie aérienne Indienne.
A l’atterrissage, l’atmosphère de l’aéroport International Indira GANDI dégageait une atmosphère quasi tropicale… contrairement à ma première expérience de New Delhi, vingt années plus tôt, dans une nuit glaciale…
J’espérais au moins passer une nuit à New Delhi. Mais nous avions juste le temps de trouver un hôtel pour nous rafraîchir et un restaurant pour le repas. Nous embarquâmes donc aussitôt dans notre bus de touriste, pour le circuit, direction le Nord, précisément la région de ACHROL, pour notre première nuit. Et ce serait ainsi tous les jours. A chaque jour, une région différente et cela dans l’immense Etat du Rajasthan, avec ses multiples Forts et Palais de Maharadjas.
De nombreuses personnes, en effet, ignorent que l’Inde est une Fédération de 29 Etats avec une population de 1 milliard 3339 millions d’habitants. J’ai donc rapidement appris à relativiser et à raisonner proportionnellement à la taille de ce pays immense. Tout notre circuit s’est déroulé dans la Nord, dans l’état du Rajasthan, un petit bout de l’Etat de l’Uttar Pradesh.
Le lieu de mon exposé ici, se trouve dans la capitale du Rajasthan, à Jaipur, où ma première visite fût l’Observatoire astronomique de Jaipur.

En visitant Jaipur la capitale du Rajasthan, parmi les sites touristiques les plus courus, il existe l’observatoire d’astrologie et d’astronomie de Jaipur. Cet observatoire avait été créé aux alentours du 13ème siècle par le Maharadja Jai Singh II connu pour être très brillant et féru d’astrologie. Ce qui est fascinant c’est que même de nos jours, sur ce site, l’on peut calculer l’heure avec ces instruments. L’heure se calcule avec moins de 20 secondes de retard avec le temps d’une montre électronique.

Le Maharadja à l’origine de ce site, Jai SINGH II, a poussé sa passion pour cette science à l’extrême et a conçu cet observatoire au 13ème siècle afin de permettre la détermination de l’heure, du temps et des saisons pour aider la production agricole et la gestion du temps. Il commençait par concevoir les outils en miniature et lorsque le test fonctionnait, il passait à la conception grandeur nature. Cela a donné le site que nous avons eu l’occasion de visiter.

Autant certains repères historiques font penser que l’astronomie occidentale fut introduite en Inde plusieurs siècles avant l’époque de Jai Singh II, puisque j’ai pu constater que les signes du zodiaque sont les mêmes que ceux des occidentaux.

Toutefois, certains documents historiques confirment que, dès l’Antiquité, l’Inde fût exposée aux idées astronomiques babyloniennes.

Puis au Moyen-Age, les contacts avec les Perses favorisèrent l’introduction de l’astronomie grecque dans la région.

Après plusieurs siècles d’exposition, l’astronomie occidentale fût progressivement incorporée dans le système astronomique traditionnel indien, sans pour autant se substituer à l’astrologie.

En effet, en Inde, astronomie et astrologie sont intimement mêlées. Encore aujourd’hui, récits mythiques et prédictions astrologiques coexistent avec la science moderne. Pour les indiens, les phénomènes célestes sont associés aux dieux et à la Vérité sacrée. En conséquence, une grande partie de la population est convaincue que des secrets divins sont révélés par l’interprétation des mouvements des planètes. C’est ce que l’on observe encore dans le comportement de certains Indiens célèbres comme Lakshmi MITTAL.

Personnellement, je m’y suis intéressé par ouverture d’esprit, car les principes mathématiques de la détermination du temps n’ont pas changé de nos jours. Mais pour ce qui concerne les calculs, les ordinateurs le font pour nous aujourd’hui.

Par Vianney KOYABE