Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche, le 19 mars 2020, à Washington D.C. AFP – CHIP SOMODEVILLA
Texte par : FRANCE 24
Publié le : 19/03/2020 – 22:49 Modifié le : 19/03/2020 – 22:59

S’exprimant depuis la Maison blanche, Donald Trump a parlé de « guerre médicale » contre le coronavirus, et promis la mise à disposition rapide de la chloroquine, un médicament antipaludique qui est testé en Europe et en Chine contre le Covid-19.

Donald Trump a promis jeudi de gagner la « guerre médicale » contre la propagation du Coronavirus et a invité la Food and Drug Administration à lever tous les obstacles administratifs à l’approbation d’un traitement.

« C’est une guerre médicale, nous devons la gagner », a déclaré le président des États-Unis, lors d’une conférence de presse à la Maison blanche. « Nous devons lever toutes les barrières », a-t-il souligné, en promettant la mise à disposition rapide de chloroquine, un antipaludique qui pourrait être efficace.

Discours agressif envers Pékin

La veille, Donald Trump avait adopté une rhétorique plus agressive à l’égard de la gestion par la Chine de l’épidémie de coronavirus, estimant que Pékin aurait dû prévenir plus tôt le monde entier et rejetant les critiques selon lesquelles qualifier ce virus de « virus chinois » était raciste.

Les propos du président américain marquent une nouvelle escalade dans la guerre de mots entre Washington et Pékin, qui s’est amplifiée autour de l’épidémie du coronavirus et de la liberté de la presse.

Alors que Donald Trump s’était jusqu’à présent gardé de critiquer publiquement la Chine, louant même dans un premier temps les efforts et la transparence des autorités chinoises, il a adopté la même ligne que ses principaux conseillers lors d’une conférence de presse à la Maison blanche.

« Je ne sais pas si on peut dire que la Chine est à blâmer », a-t-il déclaré. « Ce qui est sûr c’est que nous n’avons pas été prévenus tôt. Il aurait été utile que nous ayons été au courant avant. Mais il (le virus) vient de Chine, il n’y a aucune question là-dessus – personne ne remet ça en cause ».

Dans une déclaration livrée en préambule, Donald Trump a évoqué une guerre américaine « contre le virus chinois ».

À la question de savoir s’il avait tort de qualifier ainsi l’épidémie, pouvant nuire à la communauté asiatique des États-Unis, il a répondu: « Non, pas du tout. Je pense qu’ils seraient d’accord à 100%. Il vient de Chine, il n’y a rien à débattre ».

Le chef de la Maison blanche a noté que des représentants chinois ont tenté d’imputer à l’armée américaine la responsabilité de l’apparition du virus. « Cela ne peut pas arriver, cela ne va pas arriver », a dit Trump.

Le ton et les mots adoptés par le président américain tranchent avec les louages formulées la semaine dernière à l’égard de son homologue chinois Xi Jinping et du partage des données sur le virus par les autorités chinoises.

Sans mentionner directement Xi Jinping, Donald Trump a déclaré que le gouvernement chinois aurait pu avertir bien plus tôt sur le virus.

Au moins un cas de confirmation a été confirmé dans chacun des 50 États américains. Plus de 7.300 personnes ont été infectées par l’épidémie aux États-Unis.

Avec Reuters