Des employés de Foxconn portant des masques au gala de fin d’année de l’entreprise à Taipei, le 22 janvier 2020. REUTERS / Yimou Lee
Texte par : RFI
Publié le : 22/01/2020 – 17:31

L’archipel revendiqué par Pékin a enregistré mardi 21 janvier son premier cas d’infection au coronavirus d’origine chinoise. La présidente taïwanaise a lancé un appel, ce mercredi 22 janvier, à la communauté internationale pour mettre un terme à l’exclusion de Taïwan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Avec notre correspondant à Taipei, Adrien Simorre

Dans les rues de Taipei, le nombre de visages masqués est en légère augmentation. Mardi, les autorités taïwanaises ont annoncé la découverte du premier cas d’infection au mystérieux virus d’origine chinoise, une citoyenne taïwanaise qui rentrait tout juste de la ville de Wuhan, épicentre de l’épidémie.

Pas encore de panique à Taïwan, mais l’inquiétude monte à l’approche du Nouvel An chinois et le retour de milliers de Taïwanais installés en Chine.

Une inquiétude d’autant plus vive que Taïwan n’a pas été convié au sommet de crise organisé ce mercredi par l’OMS. L’Organisation mondiale de la santé considère en effet Taïwan comme une province de la Chine et non comme un pays à part entière.

De quoi susciter la colère de la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen, ce mercredi matin, lors d’une conférence de presse.

« Taïwan compte 28 millions d’habitants qui sont des êtres humains comme les autres et font face aux mêmes risques sanitaires. Je demande à nouveau à l’Organisation mondiale de la santé de ne pas exclure Taïwan pour des motifs politiques. Les raisons politiques ne devraient jamais primer sur la santé des individus. »

À Taïwan, les souvenirs de l’épidémie meurtrière du Sras de 2003 sont encore vifs. À l’époque, plusieurs experts taïwanais s’étaient vus refuser des informations pourtant précieuses de la part de l’OMS.

Des dizaines de décès avaient été alors comptabilisés à Taïwan contre des centaines, côté chinois.