Crise du coronavirus oblige, c’est ce mercredi que l’audience à huis clos de Nicolas Sarkozy aura lieu devant la cour d’appel de Paris. AFP
Texte par : RFI
Publié le : 09/06/2020 – 23:21

Crise du coronavirus oblige, c’est ce mercredi que l’audience à huis clos de Nicolas Sarkozy aura lieu devant la cour d’appel de Paris. L’ancien président français est accusé d’avoir financé une partie de sa campagne victorieuse de 2007 avec des fonds occultes libyens. Ce mercredi, Nicolas Sarkozy devrait contester la validité de l’enquête judiciaire dans ce dossier tentaculaire.

C’est une étape procédurale cruciale dans cette information judiciaire ouverte il y a 7 ans. Nicolas Sarkozy et ses anciens ministres Claude Guéant, Éric Woerth et Brice Hortefeux vont déposer une série de nullités contre l’enquête sur un financement libyen de la campagne présidentielle de 2007.

Si le travail des enquêteurs a permis d’accumuler une somme importante d’indices troublants qui étayent la thèse d’un financement occulte, aucune preuve matérielle n’a cependant été retrouvée.

Dans ses recours, Nicolas Sarkozy, mis en examen pour corruption passive, financement illégal de la campagne et recel de détournements de fonds publics libyens, réclame d’abord la reconnaissance de son immunité présidentielle face aux accusations de contrepartie qu’il aurait accordée après son élection au régime de Khadafi.

Pour les faits antérieurs qu’il aurait commis alors qu’il était ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy affirme que son cas relève de la Cour de justice de la République, seule habilité à juger les membres des gouvernements pour l’exercice de leurs fonctions.

De son côté l’avocat général, partisan de la validation des investigations, estime que les actes reprochés n’ont pas de lien direct avec ses fonctions de l’époque. Ce mercredi, la cour d’appel mettra ses décisions en délibéré.