©RNL/Jean-Fernand Koena
Sidiki leaders des 3R le 6 février lors de la signature de l’accord de paix et de réconciliation

mercredi 22 mai 2019 14:34 Radio NDEKE LUKA

Plus de 33 personnes dont le député suppléant de Paoua 1 et le chef de secteur scolaire de Kabo ont été tués hier dans l’Ouham et l’Ouham Pende. Selon les députés de ces localités, ces crimes ont été commis par des éléments de 3R et Ex-Séléka. Ils exigent du gouvernement la lumière sur ces tueries de masse.

Les villages Koundjili et Lemouna ont été le théâtre d’une scène de violence avec un bilan pathétique attribué aux éléments des 3R. 33 personnes tous des civils ont été tuées dont le député suppléant de la circonscription de Paoua 1. Acte condamné à l’unanimité à Paoua et par ses élus.

« Il s’agit d’un acte barbare commis par les hommes des 3R de Sidiki basés dans la région en synergie avec les hommes de l’ex Séléka. Ils en portent l’entière responsabilité et nous exigeons du gouvernement une réponse claire sur cette situation inadmissible et injustifiée », a insisté Lucien Mbaïgoto député de Paoua 1.

Le parlementaire condamne cette violence et demande au gouvernement et à la communauté internationale de tout mettre en œuvre pour contraindre les groupes armés au respect de leurs engagements.

Alors que Paoua pleure ses morts, un autre cas d’assassinat est aussi enregistré ce 21 mai à Kabo sur axe Batangafo dans l’Ouham. Un chef de secteur scolaire et son conducteur en mission ont été abattus par des hommes en armes.

Le député de Kabo Clément Nobona est en colère.  » Un inspecteur de l’éducation en allant à Markounda a été tué par les hommes en arme. Hier encore, un inspecteur de l’éducation qui était en mission pour aider les enfants a été tué dans les même circonstances. C’est intolérable et nous en appelant à la responsabilité du gouvernement en particulier du ministre de l’éducation pour la sécurité des enseignants » a-t-il lâché.

Ces scènes de désolation posent bien de question dans la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation ayant permis l’entrée au gouvernement des leaders des groupes armés.