Le Premier ministre britannique Boris Johnson quitte Downing Street à Londres, le 12 février 2020. REUTERS/Hannah McKay
Texte par : RFI
Publié le : 17/02/2020 – 19:29

Au Royaume-Uni, Andrew Sabisky, l’une des nouvelles recrues du 10 Downing Street, provoque la polémique. En cause, des propos racistes et sexistes évoqués au cours d’interviews et postés sur Twitter. Si l’opinion publique semble choquée, l’équipe de Boris Johnson ne se préoccupe pas outre mesure de cette affaire.

Avec notre correspondante à Londres, Chloé Goudenhooft

Le porte-parole du Premier ministre n’a pas dit clairement si Boris Johnson se désolidarisait des propos de son nouveau jeune conseiller. Pourtant, Andrew Sabisky a pu déclarer que le sport féminin se rapprochait plus des jeux paralympiques que du sport masculin ou que les personnes noires avaient un quotient intellectuel inférieur à celui des personnes blanches.Il se positionne aussi comme défenseur de l’eugénisme et pense que la contraception forcée pourrait freiner la création d’une classe inférieure permanente.

Ces positions datent pour certaines de 2014 et il semble peu vraisemblable que Dominic Cummings, le conseiller en chef de Boris Johnson, responsable du recrutement, n’ait pas eu connaissance de ces opinions.

Le Labour comme les Lib Dem ont demandé la démission du conseiller. Certains députés et membres du parti conservateur se montrent préoccupés par cette affaire. Mais pour l’instant, Downing Street refuse de condamner ces propos et se contente d’expliquer qu’Andrew Sabisky n’est qu’un employé à mi-temps.