Au début de cette nouvelle année 2020, nous étions tous dans l’euphorie, dans la joie. Nous pouvions lire çà et là 20/20, une année particulière avec quelque chose de particulier pour notre vie. Je peux dire aujourd’hui et vous serez tous d’accord avec moi : nous avons été bien servis et demeurons pour l’heure bien servis !

Ce 20/20 cependant est la note que nous devrions tous avoir en fin d’année, au sortir de cette pandémie. Nous qui nous posons des questions sur Dieu, Jésus et le Saint-Esprit, nous qui avons cette « chose » qui bouillonne en nous et nous rend alerte aux « choses de Dieu », nous qui avons dit « oui » à Christ Jésus, nous qui Lui avons déclaré notre flamme, nous qui nous sommes mis à part, nous qui avons fait le pas et nous sommes engagés, nous qui sommes partenaires de Christ, nous qui Le servons, nous qui accomplissons la Grande Commission… Nous Eglise, Corps de Christ, nous Eglise avec Christ pour Chef, Christ la Tête. « Ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres » (Romains 12.5). La bible dit dans Colossiens 1.18 « Il est la tête du corps de l’Eglise; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier »

Nous, nous, nous. Nous sommes condamnés à réussir cet examen et à obtenir cette excellente note de 20/20. Nous devons ouvrir les yeux, nous connecter au Saint-Esprit et comprendre ce qui se passe, ce que Dieu a ordonné au Temps et aux Circonstances! Tout ce que Dieu fait est Bon. Il ne donne jamais au-delà de ce que nous pouvons supporter. En ce moment d’agitation, de perturbation, de Coronavirus, plus que jamais, nous devons comprendre ce que Dieu attend de nous et nous devons plus que jamais l’accomplir désormais, avec ardeur, crainte, amour et fidélité !
Dieu est Bon et Merveilleux, Il nous rachète une fois de plus, Il nous tend encore la perche, Il est patient, Il nous veut, Il ne nous punit pas selon nos iniquités. Comme dit la Bible « L’Eternel est miséricordieux et compatissant, lent à la colère et riche en bonté » (Psaumes 103 :8)

Bien que nous ayons la Bible en mains, nous qui estimons que nous sommes de véritables Chrétiens et nés de nouveau, nous qui nous bombons le torse et nous frappons la poitrine, bien que mandatés, bien qu’œuvrant et agissant, nous avons fauté. Nous nous sommes éloignés de Dieu, nous nous sommes rapprochés de nous-mêmes, de nos envies et de notre chair. Nous œuvrons dans une sorte d’habitude, de coutume, de routine, comme si nous connaissions tout, comme si nous avions déjà tout vu, tout fait, comme si Christ Jésus ne demeurait plus en permanence dans notre cœur et comme si nous avions la capacité d’assujettir le Saint-Esprit à notre propre volonté! Nous négligeons tout ! Nous n’avons plus de crainte ! Nous avons mis aux oubliettes, loin dans un recoin de notre cœur, l’œuvre de la Croix et la sortons ponctuellement, au grès des temps et des circonstances !

Nous avons oublié cette œuvre de Jésus dans le monde qui est double. Elle est une œuvre accomplie pour nous, destinée à opérer la réconciliation entre Dieu et l’homme. Elle est une œuvre accomplie en nous, dans le but d’opérer notre sanctification. Par l’une l’ordre est rétabli entre Dieu et nous ; l’autre est le fruit de cet ordre rétabli. Par la première, le pécheur condamné est reçu en grâce ; par la seconde, le pécheur gracié est associé à la vie de Dieu. La réunion de ces deux œuvres constitue le salut dans sa plénitude, qui est la condition de la gloire.

Tout ce que Dieu fait à un sens, tous ce que Dieu fait est bon. Il sait TOUT. Il voit TOUT. Ne nous voilons pas la face. Nous n’accomplissons plus l’œuvre avec excellence ! Nous ne la faisons plus de tout notre cœur, de toute notre âme, de toute notre pensée, de toute notre force ! Nous n’accomplissons l’œuvre que « comme cela », permettez-moi l’expression. Je m’explique donc sur la base d’Apocalypse 2 : 1-7 et particulièrement du verset 4 : « Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour ».

CE QUI ÉTAIT AU TEMPS DU PREMIER AMOUR

Revenons en arrière ! Regardons dans le rétroviseur et attestons de ce que Dieu a fait pour nous, notre premier contact, notre première rencontre, nos premiers moments d’intimité. En ce temps-là, Jésus était notre unique et seul grand amour ! Comme c’était doux et bon!

Nous étions prompts, alertes, avec ce zèle particulier ! Nous pouvions faire des kilomètres et des kilomètres à pied pour aller consoler une famille endeuillée, pour aller prier pour des malades ! Nous pouvions nous-mêmes nous dépouiller pour aller soutenir de n’importe quelle manière nos frères et sœurs. Nous étions tout simplement amis de la justice, de la patience, de la tempérance, de l’humilité, de la gaité, de l’amour… Nous étions fervents à la lecture de la Parole de Dieu. Nous ne voulions qu’être avec Lui, Le Maître, L’Entendre, Le louer, L’adorer. Il était l’unique sujet de nos pensées. Nous étions tout simplement unis à l’Amour.

Revenons un peu en arrière et nous conviendrons tous de dire que nous avons perdu cet entrain, cet enthousiasme, cette fougue. L’amour pour Dieu qui débordait en nous s’est amenuisé au fur à mesure de notre marche, de nos difficultés, blessures, frustrations et déceptions. Dieu n’est plus au centre de nos préoccupations aujourd’hui. Ce qui Le préoccupe n’est plus notre fil conducteur. Bien que le Saint-Esprit demeure en nous, nous avons au fur et à mesure accompli la mission qui nous est dévolue avec notre « moi » en avant. En cela, il y a toutes les conséquences désastreuses que nous connaissons.

CE QUE NOUS FAISONS MAL EN ACCOMPLISSANT L’ŒUVRE BIEN QUE NOUS N’AIMONS PAS LA DOCTRINE DES NICOLAÏTES

Je ne m’étalerai pas sur ce que nous faisons mal ! Ce temps est le temps d’examen, de prise de conscience, de rétrospectives et de vérité.
Est-ce que lorsque Dieu me voit, Il est content de moi et peux déclarer  « Celui-ci est mon fils, celle-ci est ma fille » ? Est-ce que lorsqu’Il nous voit en tant qu’Eglise, Corps de Christ, notre Père est heureux et dans la joie ?

Nous nous sommes tant éloignés de Dieu ! Nous avant tant dilué sa Parole pour des raisons purement égoïstes ! Nous nous sommes tellement querellés, disputés, divisés, rebellés ! Où est la part du Père dans ce que nous faisons ? Où est sa part dans nos mauvaises œuvres et actions? Nous nous sommes tellement concurrencés. L’arrogance a atteint son comble !

Si notre cœur et notre pensée pouvaient être lus par un scanner nous y découvririons de ces « choses » ! Mais notre Seigneur est Bon et Merveilleux car Il nous dit dans Esaïe 1 :18 « Venez et plaidons! dit l’Eternel. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige; S’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine »
Repentons-nous et revenons à Lui pour la Gloire de Son Saint Nom ! Les jours sont mauvais, il nous faut racheter le temps !

CETTE SITUATION DU CORONAVIRUS DANS LE MONDE

CE TEMPS EST POUR NOUS! CE TEMPS A ÉTÉ MARQUE POUR NOUS

Sans que nous ne nous attendions, bien que ceux qui sont constamment en connexion avec le Père nous aient avertis que « Jésus revient bientôt », sans que nous ne prenions garde, le monde s’est arrêté du jour au lendemain, la planète Terre s’est retrouvée face à un ennemi inconnu jusque-là, invisible et plus que dangereux. Cependant nous disposons, dans le sacrifice substitutif de Jésus-Christ à la croix, du seul moyen parfaitement efficace pour nous guérir! Toutefois, nous devons savoir comment mettre en œuvre ce moyen (Henri Viaud-Murat)

Nos lieux de rassemblement ont fermé, plus de culte du dimanche, plus de connexion avec nos frères et sœurs. Retour sur nous même, à l’Eglise de maison, à l’Eglise primitive. Nous devons persévérer dans la doctrine et la communion des apôtres, dans la fraction du pain et les prières. (Voir Actes 2. 42)

La nature que le Créateur a créée a repris son droit comme d’un claquement de doigt. L’air est redevenu pur, les oiseaux chantent, les arbres sont en pleine forme. La nature chante allègrement les louanges du Seigneur ! Il était temps nous dit-elle !

Les peuples de tous les pays se sont retrouvés égaux devant cette pandémie ! Plus de pays riches, plus de pays pauvres ! Plus de blancs, noirs etc… Tous égaux devant Covid-19, complètement impuissants ! Tous confinés, tous recroquevillés sur eux-mêmes, seuls avec eux-mêmes et le temps semble si long, bien long !

Et tout ce qui existe de bon chez l’être humain a refait surface, comme par enchantement. La solidarité, l’amour, le partage, ces valeurs qui tendaient à disparaître ont refait surface, multiplier par 1 000…

Mais ce temps est vraiment pour nous ! Ce temps a été marqué pour nous. Ce temps est le temps d’examen, de prise de conscience, de rétrospectives et de vérité. Ce temps est là pour prendre un nouvel engagement, le véritable engagement, le retour à notre premier amour.

Nous ne reviendrons plus jamais à l’avant Covid-19, c’est une certitude comme c’est certain que nous passerons à l’après-covid-19.

ENGAGEONS-NOUS POUR UNE NOUVELLE ALLIANCE AVEC DIEU

Revenons à nos premières œuvres, revenons à notre premier amour, aimons Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme, de toute notre pensée et de toute notre force. L’amour ne consiste pas en paroles, mais, elle est visible par nos actes.

Forts de tout ce qui précède, nous nous devons de ressembler au Roi David, d’être individuellement l’homme selon le cœur de Dieu, toujours concentré sur Dieu, les yeux rivés sur Lui et être en mesure de revenir à Lui en toute humilité. Dieu doit être en mesure de dire aussi de nous, comme Il l’a dit de David dans Actes 13 : 22 « J’ai trouvé David, fils d’Isaï, un homme selon mon cœur, qui accomplira toutes mes volontés »

David est un homme avec ses carences, ses manques, ses défaillances, ses fautes, ses désespoirs, ses examens de conscience, ses repentirs. Il a l’assurance d’être pardonné, et vit de multiples restaurations de l’âme, suivies de réadmissions dans le service. Il exprime souvent sa joie dans ses psaumes, joie d’avoir retrouvé la relation avec son Dieu, et même une relation nouvelle amplifiée par le pardon et la grâce, ces deux dons nécessaires pour vivre les promesses de Dieu dans notre cœur. (topmessages.topchretien)

L’Esprit de Dieu nous avertit avec empressement à travers de nombreuses révélations venant de sources différentes, mais bien concordantes que nous devons retourner à la base de la Parole de Dieu, pure et non diluée par une réelle repentance afin de préparer le retour très imminent du Seigneur Jésus Christ. Alors, des dispositions s’imposent : considérer le chemin parcouru, retenir les leçons du parcours, rompre avec les mauvaises habitudes et routines du passé, s’engager résolument sur la voie du succès par une consécration, équiper les ouvriers pour une excellence dans le service, s’abandonner entre les mains du Saint-Esprit pour surfer sur les vagues de la mouvance de l’Esprit, Adorer Dieu par notre vie et service. (Dr. André CHOUBEU)

Quel est notre degré d’amour pour Dieu, jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour Dieu ? Revenons à notre premier amour, rappelons-nous d’où Dieu nous a recueillis, pratiquons nos premières œuvres !

Servante de Dieu Lydie NZENGOU KOUMAT-GUERET