Le président de RDC Félix Tshisekedi (G) et son homologue du Congo-Brazzaville Denis Sassou-Nguesso à l’ouverture du sommet de l’Union africaine, le 7 juillet 2019 (image d’illustration). ISSOUF SANOGO / AFP
Texte par : RFI
Publié le : 16/07/2020 – 06:32

Dès son arrivée mercredi, Félix Tshisekedi a eu une série d’entretiens avec son homologue congolais Denis Sassou-Nguesso. Ces entretiens devront se poursuivre ce jeudi avant le retour à Kinshasa du président de RDC.

Avec notre correspondant à Kinshasa, Kamanda Wa Kamanda Muzembe

Félix Tshisekedi s’est déplacé seul, sans sa ministre des Affaires étrangères ni aucun autre membre du gouvernement. Et tous les entretiens de mercredi se sont tenus exclusivement en tête-à-tête avec son homologue Denis Sassou-Nguesso.

Selon des sources diplomatiques, les deux chefs d’État ont parlé de la pandémie du coronavirus et évoqué notamment à ce propos la réouverture prochaine des frontières entre les deux pays, fermées depuis environ un trimestre dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire décrété dans le monde entier. Cette fermeture affecte non seulement les échanges commerciaux entre Kinshasa et Brazzaville, mais aussi les familles qui vivent des deux côtés du fleuve Congo, restées depuis de longs mois sans se voir.

Un autre sujet important a été évoqué mercredi : le contentieux frontalier entre la RDC et la Zambie. Depuis des mois, Kinshasa dénonce la présence, sur son territoire de l’armée zambienne. Brazzaville a déjà offert sa médiation. À ce propos, un mini-sommet est en préparation et devrait se tenir dans la capitale congolaise. Devraient y prendre part les deux pays en conflit ainsi que le Zimbabwe pour le compte de la SADC et le Congo-Brazzaville qui préside la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). Pour les autorités de Brazzaville, la stabilité de la RDC doit être préservée pour assurer celle de la région.