L’ancien gouverneur du Katanga Moïse Katumbi (gauche) et l’opposant Martin Fayulu, ex-candidat de l’opposition à l’élection présidentielle de 2018 en RDC.
© AFP/Fabrice Coffrini/Luis Tato
Par RFI Publié le 02-07-2019 Modifié le 02-07-2019 à 22:39

Les partisans de l’ancien gouverneur du Katanga Moïse Katumbi dénoncent la publication par Martin Fayulu d’un communiqué sans son accord. Les deux hommes avaient pourtant signé un appel à manifester le 30 juin dernier. Ils s’opposent depuis des mois sur la stratégie à adopter face au président Félix Tshisekedi.
Olivier Kamitatu, directeur de cabinet de Moïse Katumbi, n’a pas digéré ce communiqué au nom de Lamuka, mais qui ne porte aucune signature de ses dirigeants. « Totalement anormal », a-t-il tweeté.

Apparemment, Olivier Kamitatu a vu rouge en lisant un autre tweet de Martin Fayulu qui propose une main tendue au président Felix Tshisekedi. Kamitatu ne mâche pas ses mots : en proposant un « dialogue » au président, Martin Fayulu tourne la page de son combat pour « la vérité des urnes », tranche-t-il, en fustigeant ce qu’il appelle « l’essoufflement d’un radicalisme stérile ». Et d’enfoncer le clou : « Le procès en diabolisation intenté stupidement contre Moïse Katumbi s’en trouve encore plus inqualifiable. »

Depuis, le communiqué à l’origine de cette montée de fièvre a été retiré du compte Twitter de Martin Fayulu, mais le mal était déjà fait. Est-ce pour éviter de mettre de l’huile sur le feu ? Aucun des principaux protagonistes n’a voulu s’exprimer pour le moment, même si les couteaux n’ont pas encore été remisés dans leurs fourreaux.

« Il faut que Katumbi et Fayulu se mettent autour d’une table pour voir s’ils ont toujours envie de travailler ensemble », tranche un proche de l’ancien gouverneur, en accusant Martin Fayulu et son entourage d’être allés trop loin en s’en prenant publiquement à Moïse Katumbi.

Un des lieutenants de Martin Fayulu dénonce de son côté une tentative de « distraire » ses partisans de leur combat et de l’urgence du moment, à savoir « la dénonciation de la barbarie policière contre les manifestations populaires de lundi ».