L’ancien président congolais Joseph Kabila garde une influence importante sur la vie politique du pays.
© TONY KARUMBA / AFP
Par RFI Publié le 04-07-2019 Modifié le 04-07-2019 à 04:29

La course à la présidence du Sénat divise le Front Commun pour le Congo (FCC). La plateforme pro-Kabila a officiellement désigné Alexis Thambwe Mwamba comme candidat pour reprendre la tête de l’institution. Sauf surprise, l’ancien ministre de la Justice sous la présidence de Joseph Kabila devrait l’emporter. Et pourtant, l’Alliance des forces démocratiques du Congo et Alliés (AFCDC-A), un regroupement issu du FCC, a décidé de se désolidariser de la coalition en présentant son propre candidat, son dirigeant Modeste Bahati.
Après l’attribution de la Primature et de la présidence de l’Assemblée nationale à deux figures du PPRD, le parti de l’ancien président Joseph Kabila, l’AFDC-A, espère bien tirer son épingle du jeu. Et pour cause, explique le candidat dissident Modeste Bahati, la présidence du Sénat est le dernier poste-clé à pourvoir.

« C’est la démocratie et j’ai confiance dans le fait que les sénateurs sont des gens mûrs, qu’ils soient du PPRD ou d’autres regroupements, a décalré Modeste Bahati. Ils comprendront que ma démarche, c’est pour sauver notre famille politique, le FCC, pour lui éviter un échec comme celui que nous venons de connaître à la présidentielle. Ce sont ces mauvais castings, ces mauvais choix qui font que nous échouons. »

Le dirigeant de l’AFDC-A a peu de chance de l’emporter face au candidat officiellement désigné par le FCC, Alexis Thambwe Mwamba. Sur son compte Twitter, la coalition appelle d’ailleurs l’ensemble des sénateurs à apporter leur soutien à l’ancien ministre de la Justice.

L’élection du nouveau président du Sénat fait suite aux élections sénatoriales du 15 mars. Un scrutin entâché de soupçons de corruption, dont le FCC est ressorti largement vainqueur.