Alexis Thambwe Mwamba (archive).
© BERTRAND GUAY / AFP
Par RFI Publié le 27-07-2019 Modifié le 28-07-2019 à 08:36

L’ancien ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba, candidat du FCC, la coalition de l’ancien président Kabila, est élu président du Sénat. Il l’emporte d’une courte tête avec 65 voix contre 43 face à son adversaire Modeste Bahati Lukwebo, mais son second a été sèchement battu. En effet l’ancien Premier ministre Samy Badibanga remporte la vice-présidence au détriment d’Evariste Boshab. Sur les sept postes du bureau du Sénat, le FCC en a remporté quatre.
Sur les 109 membres que compte le Sénat, le FCC en compte 91. Mais Alexis Thambwe Mwamba n’a obtenu que 65 voix, malgré le mot d’ordre de l’ex-président et sénateur à vie Joseph Kabila qui lui-même était absent de la salle.

« Bahati Lukwebo est tombé les armes à la main », a reconnu un membre de l’équipe de Thambwe Mwamba. Il faut dire que la troupe a également refusé de donner des voix à l’ancien président de l’Assemblée nationale, Evariste Boshab, lui préférant Samy Badibanga de l’AFDC et Alliés pour la première vice-présidence.

Juste après l’avènement d’Alexis Thambwe Mwamba à la tête du Sénat, le FCC s’est félicité dans un communiqué de cette victoire obtenue « dans des conditions de crédibilité et de transparence absolues ». Dans ce communiqué, Néhémie Mwilanya, met en exergue « les valeurs cardinales de discipline, de loyauté et de respect des engagements souscrits », valeurs dont ont fait montre les sénateurs, selon le coordonnateur du FCC.

Mais le communiqué ne fait aucunement allusion à l’échec d’Evariste Boshab, candidat à la première vice-présidence et colistier de Thambwe Mwamba. Un échec qui pour certains Congolais constitue une occasion de constater un changement dans le comportement des fidèles de Joseph Kabila. « Notre démocratie, bien que fragile, fait son bon chemin », écrit un internaute sur les réseaux sociaux.

« Désolé pour Bahati, qui était mon candidat, et félicitations à Badibanga pour avoir terrassé tristement Boshab », a réagi de son côté le docteur Jean-Pierre Kamudimba. Et selon un avocat qui a préféré gardé l’anonymat, le courage de Bahati aura des conséquences heureuses sur la vie politique congolaise.