Un membre de l’ancienne rébellion Séléka pose avec son arme à Bambari, en mai 2015. (photo d’illustration)
© AFP PHOTO / PACOME PABANDJI
Par RFI Publié le 05-06-2019 Modifié le 05-06-2019 à 15:48

Nouvelle scission au sein d’un groupe armé centrafricain. Cette fois-ci, il s’agit du RPRC, le Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique issu des ex-Séléka qui ont dirigé ce pays en 2013. Cette nouvelle scission a été annoncée il y a quelques jours par un communiqué de presse, écrit et signé à la main par quelque 80 officiers du RPRC. Mais il y a encore beaucoup de zones d’ombre autour de ce qui se passe dans le sud du pays.
Combien d’hommes, sur les centaines que compte le RPRC, ont rallié le nouveau groupe armé ? Personne ne peut le dire avec exactitude. Mais les spécialistes notent la présence de nombreuses figures de ce mouvement parmi les dizaines d’officiers frondeurs.

Il y a notamment celui qui est présenté comme leur leader, Nourd Gregaza, un ancien ministre réputé proche de l’ancien président Michel Djotodia. A ses côtés, une autre figure très connue dans le pays, Aubin Issa Issaka, chef d’état-major de l’armée toujours sous la présidence Djotodia, dont il est réputé très proche également.

Si ce mouvement est né dans la ville natale de l’ancien président, jusqu’ici rien n’est pour autant venu le relier à ce qui se passe au sein de ce groupe armé.

Des « bandits de grand chemin »

Les dirigeants du PRNC qui vient d’être créé par les frondeurs n’ont pas encore expliqué les raisons de cette scission. L’un des généraux, joint par téléphone, dénonce le fait que « l’accord de paix de Khartoum n’a bénéficié jusqu’ici qu’au gouvernement et à quelques chefs rebelles, et non au peuple centrafricain. » De son côté, le leader du RPRC et actuel ministre de l’Énergie, Gotran Djono Ahaba, botte en touche. « Nous sommes en train de travailler à une solution à cette crise », assure-t-il.

Le porte-parole du gouvernement Ange Maxime Kazagui rappelle lui qu’il n’y a que 14 groupes armés reconnus et signataires d’un accord de paix en Centrafrique. Il considère les autres mouvements comme des « bandits de grand chemin ».