Vue générale de Bangui, la capitale de la RCA.
© AFP PHOTO/EDOUARD DROPSY
Par RFI Publié le 28-07-2019 Modifié le 28-07-2019 à 08:01

En RCA, une affaire de corruption à l’Assemblée nationale fait la Une des journaux depuis plusieurs jours. Un député aurait touché des pots-de-vin pour faciliter l’obtention d’un permis minier à une entreprise chinoise. Une commission parlementaire a enquêté sur le sujet. Le rapport dont RFI a obtenu une copie a été présenté à l’Assemblée nationale la semaine dernière en huis clos. Plusieurs personnalités sont citées dont le ministre des Mines.
Épinglé par l’enquête, le député Mandaba, président de la Commission Production, Ressources naturelles et Environnement a avoué avoir reçu 40 millions de FCFA de la part d’une entreprise chinoise à titre de consultance pour faciliter l’obtention d’un permis minier. Faute de l’obtention du permis, l’entreprise chinoise demande à être dédommagée.

Mais le rapport parlementaire ne s’arrête pas là. Plusieurs personnalités sont citées dans un supposé système de corruption plus vaste. Des questions sont soulevées sur le rôle potentiel joué par les autres membres de la commission parlementaire, le président de l’Assemblée nationale ou encore le ministre des Mines, Mboli Fatran. Pour ce dernier, il n’y a pas de corruption possible au ministère.

Le Parlement décide de poursuivre l’enquête

« Chaque fois que quelqu’un introduit un dossier, nous l’examinons on lui demande toutes les pièces. On lui demande toutes les pièces et ce qu’il faut. Et c’est un comité, ce n’est même pas moi, un comité interministériel qui examine le dossier et qui juge, se défend le ministre. Dès que cela est prêt, j’envoie au ministre des relations avec les institutions de la République qui l’envoie au niveau de l’Assemblée nationale. À partir de ce moment, j’attends comme tout le monde que l’on me donne l’autorisation de la signature de la convention. Je suis ministre des Mines, je fais mon travail, je l’envoie là-bas et j’attends. »

Certains députés regrettent que les permis soient validés au niveau du bureau de l’Assemblée nationale et non en plénière. Faute d’avoir tous les éléments, le Parlement a décidé d’appliquer des mesures conservatoires et de poursuivre les enquêtes.