Un membre de l’ancienne rébellion Seleka pose avec son arme à Bambari, en mai 2015.
© AFP PHOTO / PACOME PABANDJI
Par RFI Publié le 09-08-2019 Modifié le 09-08-2019 à 23:33

En République centrafricaine, la 18e session du Comité consultatif et de suivi du programme national de DDRR (Désarmement, démobilisation et réintégration) se tenait vendredi 9 août à Bangui. En l’état actuel, les groupes armés ont donné des listes d’hommes à désarmer qui s’élèvent 9 116 éléments (les listes sont encore incomplètes). Le DDRR doit permettre notamment la mise en place prochaine des Unités spéciales mixtes de sécurité prévues par l’accord de paix. Le DDRR a débuté au mois de décembre dernier dans la zone nord-ouest du pays.
Sur les 14 groupes armés, 7 ont débuté le désarmement. 580 éléments au total ont déposé les armes. Parmi ces groupes, les 3R qui s’est engagé dans le processus à la suite des derniers massacres dans la zone de Paoua. « Nous avons commencé le 30 juin dans la ville de Dilapoko. Nous avons désarmé un bon nombre d’éléments qui sont partis préparer les unités spéciales mixtes. Nous avons continué le processus dans une autre ville, le 29 juillet, à Besson. Et donc nous sommes en train de progresser, de travailler, main dans la main avec le programme national pour pouvoir faire avancer ce processus », a affirmé le général Siwo, porte-parole du mouvement 3R.

La sécurité des désarmés…

Un chronogramme a été proposé. Il s’étale jusqu’au 11 janvier 2020 avec un objectif majeur, explique Nordine Mahalba, le vice-président du comité consultatif et de suivi du DDRR. « C’est l’accélération du processus parce que nous n’allons pas rester à attendre, attendre. Nous avons pris du temps dans la planification et la conception. Aujourd’hui, le grand DDRR est lancé il faudrait que l’on puisse accélérer le plus possible parce que même les partenaires techniques et financiers qui nous appuient, ils nous attendent parce qu’ils ont leurs moyens à 80% mobilisés déjà. »

Lors de cette réunion, plusieurs problèmes ont été soulevés: la sécurité des hommes désarmés, le grand écart entre les effectifs déclarés et le nombre réellement de démobilisés. Certains questionnent la rigueur du processus.