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Samuela Isopi, ambassadrice, chef de la délégation de l’Union Européenne en RCA – Flavien Mbata, ministre de la Justice – Michel Landry Louanga, président de la CPS et Toussaint Muntazini Mukimapa, procureur CPS, lors de la conférence de presse tenue à Bangui le 20 juin 2019

vendredi 21 juin 2019 10:49 Radio NDEKE LUKA

La Cour Pénale Spéciale (CPS) a ouvert des enquêtes sur 47 incidents criminels recensés en Centrafrique. 22 ont été listés comme étant des cas prioritaires au regard des critères de la stratégie d’enquêtes, de poursuite et d’instruction. L’annonce a été faite jeudi 20 juin par l’institution au cours d’une conférence de presse à Bangui.

La Cour Pénale Spéciale n’a pas donné des précisions sur la nature de ces incidents criminels moins encore sur leurs origines. « Nous avons déjà démarré les enquêtes sur le terrain », a annoncé Michel Landry Louanga, président de la cour. Le magistrat du siège a précisé que par rapport « à des faits qui se produisent parfois, et où la population pense que nous n’agissons pas, c’est simplement parce que nous ne faisons peut-être pas de la publicité autour » expliquant avoir « des dossiers en instruction ».

Sur la question de l’ouverture des enquêtes, se pose une autre interrogation. A quand le début des procès proprement dit ? « Pour qu’on arrive à un procès, il faudrait qu’il y ait une enquête préalable et l’instruction des dossiers au niveau des cabinets », a fait savoir Michel Landry Louanga. Le président de la CPS a souligné avoir hérité « certains dossiers des juridictions ordinaires » et que ceux-ci « sont en train d’être instruits ». Tout compte fait et selon lui, « lorsque les juges d’instruction finiront leur travail d’investigations, on parlera maintenant du procès ».

Le président de la CPS précise par ailleurs que les arrestations pourront se faire en fonction de l’état d’avancement des procédures déjà entamées. « Techniquement, on peut commencer par l’arrestation comme au cours des enquêtes, on peut aussi procéder à une arrestation. Tout ne dépend pas de l’arrestation qui est une question de temps », a expliqué Michel Landry Louanga selon qui l’arrestation peut se faire « aujourd’hui ou demain ».

A ce jour, 27 plaintes ont été déposées au Parquet de la CPS où elles font encore l’objet d’une analyse préliminaire.