©RNL / Armando Yanguendji
Les élèves policiers à l’occasion de l’inauguration de l’Ecole Nationale de Police par le Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra, le 17 juillet 2018

mercredi 28 août 2019 13:42 Radio NDEKE LUKA

Le Syndicat National de la Police Centrafricaine (SYNAPOC) poursuit son 3ème et dernier jour de grève ce 28 août 2019. Commencé lundi 26, des négociations ont été entamées mardi à Bangui avec des émissaires du Chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra. Les policiers eux, ne fléchissent pas.

Il est 9h00 à la Direction Générale de la Police Centrafricaine. Plusieurs centaines de policiers sont attroupés dans la concession, et ne semblent pas fléchir de position. Les mécontents tiennent terminer les trois jours de grève en dépit des négociations engagées ce mardi à la présidence avec Obed Namsio, Ministre d’Etat directeur de cabinet du Chef de l’Etat, assisté de Donatien Maléyombo, Ministre d’Etat, chef de cabinet particulier du Chef de l’Etat.

« Nous avons commencé depuis hier matin les négociations avec les émissaires du Président de la République, les ministres d’Etat Obed Namsio et Donatien Maléyombo. Ils nous ont rassuré de faire un compte rendu fidèle et c’est au Président Faustin Archange Touadéra de prendre les mesures qui s’imposent », a indiqué capitaine Fantome Datoloum-Djamdo, secrétaire général chargé de la formation ouvrière du Syndicat National de la Police Centrafricaine.

« Ils ont demandé également de sursoir à la grève en attendant la poursuite des négociations. La base demande que ce document soit signé immédiatement. Les 3 jours vont finir dès qu’on va les convoquer à une assemblée générale, il faut qu’on brandisse ce document signé », a fait savoir capitaine Fantome Datoloum-Djamdo. Avec fermeté, les manifestants attendent sans délai la signature du Statut Spécial même si l’application devrait attendre janvier 2020.

Les policiers regrettent que le Gouvernement n’ait pas voulu résoudre ce problème depuis le préavis de grève lancé jusqu’au mouvement de mécontentement. Selon les manifestants, le département de la Sécurité publique n’a même pas songé les rencontrer. Ils décident de ne plus négocier ni avec le ministre de tutelle, Henri Wanzé-Liguissara ni avec la Primature.

Radio Ndeke Luka a tenté de joindre le Ministre de la Sécurité publique mise en cause mais sans succès. Malgré la demande d’assouplissement formulée par le directeur général et le bureau du syndicat, la base tient à la signature de ce Statut Spécial. Pour cette raison, elle a désigné deux autres agents qui vont prendre part aux discussions car, pour la base, le bureau pourrait être corrompu.