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Martin Ziguélé président du MLPC le 21 février 2018 lors de la conférence de presse relative à l’anniversaire de son parti

vendredi 24 mai 2019 14:14

Le président du MLPC Martin Ziguélé et le vice-président du PNCN, Prospert Daouda, sont montés au créneau ce vendredi pour dénoncer les violences contre les habitants de Lemouna et Koundjili faisant plus de 40 morts. Ils exigent des sanctions exemplaires contre les 3R soupçonnés d’être auteurs du drame.

Les trois jours de deuil décrété par le gouvernement n’ont pas suffit pour calmer la colère de la classe politique qui en veut plus que les discours.  » Il y a un accord de paix et je continue à penser que c’est la seule voie pour la paix mais lorsqu’il y violation flagrante et délibérée de cet accord. Aujourd’hui, c’est Sidiki responsables des 3R qui viole l’accord avec massacre des civils innocents » a accusé Martin Ziguélé président du MLPC.

Fatigué, Prosper Daouda, 3e vice-président du Parti national pour un Centrafrique Nouveau (PNCN) veut une implication directe de la justice internationale car dit-il la justice centrafricaine est dépassée.  » Ce n’est pas une surprise car le centrafricain est habitué à être tué, la vie du centrafricain n’est plus sacrée aujourd’hui. Nous ne pouvons pas connaitre la paix avec ces mercenaires. Et il faut que la justice internationale s’implique » a-t-il indiqué.

Martin Ziguélé appelle une fois à la dissolution des groupes armés conformément à l’accord de paix. « Il faut qu’immédiatement qu’il y ait des sanctions mais exemplaires et qu’il faut que les groupes armés se dissolvent parce que dans les dispositions de l’accord il est dit que 90 jours après la signature, les groupes armés doivent se dissoudre et lever toutes les barrières » a-t-il rappelé.

« Si les groupes armés ne veulent pas respecter cette disposition de l’accord que les acteurs impliqués en fassent » a-t-il recommandé.