©Allassane Bala Sakandé
Vue d’une partie des députés participants à la 74e session de l’UPA à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale à Bangui, le 13 juin 2019

vendredi 14 juin 2019 12:43 Radio NDEKE LUKA

La République Centrafricaine a abrité ce jeudi 13 juin les travaux de la 74eme session de l’Union Parlementaire Africaine (UPA). 48 heures durant, près de 150 députés venus de 40 pays du continent vont débattre des questions relatives à la sécurité, la démocratie, les droits de l’Homme, la parité ainsi que la participation de la jeunesse dans les instances de prise de décisions.

Présidée par Allassane Bala Sakandé, président de l’Assemblée Nationale du Burkina Faso et président du comité exécutif de l’Union parlementaire africaine, cette rencontre de deux jours va permettre aux représentants des peuples de 40 pays de l’Afrique de réfléchir sur les mécanismes de protection de la population contre le terrorisme, le respect des principes de la démocratie, des droits de l’homme, de la parité, de la participation de jeunes dans les instances de prise de décision et du statut des membres observateurs de l’union.

« Nous sommes fier d’être à Bangui pour montrer que nous sommes solidaires du peuple centrafricain dans sa lutte pour l’instauration d’une démocratie véritable et d’un Etat de droit », a indiqué le nigérien Idi Gado Boubacar, secrétaire général de l’Union parlementaire africaine.

Le président de l’Assemblée Nationale centrafricaine, Moussa Laurent Ngon Baba, a salué le choix de son pays pour abriter ces assises. Le parlementaire a souhaité que les participants puissent adopter des recommandations fortes pour aider les pays africains à faire face aux menaces sécuritaires contre la population.

« Les menaces à la paix et au bien-être de nos populations sont multiformes. Nous devons prendre en compte ces différentes formes de terreurs dans une résolution globale », a fait savoir Moussa Laurent Ngon Baba. Le président du parlement centrafricain a émis le vœu qu’au sortir des travaux, les participants puissent adopter « une résolution dans le sens d’un plus grand engagement de nos Etats à lutter contre les groupes armés ».

Cette 74eme session a été également l’occasion pour les parlementaires africains de discuter du fonctionnement de l’institution notamment le problème de la lenteur dans le versement des cotisations par certains Etats membres. Le président de l’union, Allassane Bala Sakandé, en a profité pour annoncer que la présidence du comité exécutif qui n’est assurée que par les ouest-africains sera désormais rotative.