Des éléments des forces armées centrafricaines suivent un entraînement au tir, dispensé par des instructeurs de l’EUTM, au camp Kasaï à Bangui, le 17 septembre 2018 (image d’illustration).
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Par RFI Publié le 21-06-2019 Modifié le 21-06-2019 à 05:09

La situation en Centrafrique était à l’ordre du jour du Conseil de sécurité de l’ONU à New York jeudi 20 juin. Le représentant spécial d’Antonio Guterres en RCA et chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye briefait pour la toute première fois les diplomates depuis sa prise de fonction en février dernier. Il a dressé un constat très mitigé, 4 mois après la signature de l’accord de paix, entre le gouvernement et les groupes armés, qui peine à se transformer en actes concrets sur le terrain.
Avec notre correspondante à New York, Marie Bourreau

Des signataires, ce sont les autorités centrafricaines qui ont fait le plus d’avancées avec la mise en place d’un gouvernement inclusif ou encore le travail pour rendre les unités spéciales mixtes de sécurité opérationnelles.

Les groupes armés, eux, montrent peu d’enthousiasme selon le responsable, ce qui en langage non diplomatique se traduit par ce chiffre : 50 à 70 violations de l’accord de paix chaque semaine et des violations régulières de l’embargo sur les armes. Les premières victimes de la violence sont les civils et les humanitaires, comme en témoigne le massacre du 21 mai par le groupe armé 3R.

Vacillant, certes, l’accord de paix reste néanmoins le seul espoir de mettre fin à la crise et doit rester la boussole des autorités, ont souligné les diplomates alors que des élections présidentielles et législatives doivent se tenir en décembre 2020.

La priorité doit aussi être mise sur les programmes de désarmement, démobilisation, et réhabilitation des groupes armés, condition préalable à la restauration de l’État sur tout le territoire, et à la réconciliation nationale.