Le candidat démocrate américain Michael Bloomberg dans la ville de Compton (Californie), le 3 février 2020. Andrew Cullen/Reuters
Texte par : RFI
Publié le : 11/02/2020 – 22:27

Il a décidé de faire l’impasse sur les primaires démocrates de l’Iowa, du New Hampshire, du Nevada et de Caroline du Sud. Michael Bloomberg préfère se concentrer sur le « Super Tuesday » début mars pour faire face au vote. En attendant, le milliardaire inonde de publicités la quinzaine d’États concernés… et grimpe dans les sondages.

Avec notre correspondante à Washington, Anne Corpet

Sa stratégie est inédite : arrivé tardivement dans la course à la primaire démocrate pour l’élection présidentielle américaine de 2020, Michael Bloomberg snobe les quatre premiers scrutins, dont celui du New Hampshire mardi 11 février, et concentre ses moyens financiers quasi illimités sur les États qui comptent le plus de délégués : la Californie, New York, le Texas et la Floride. Il a déjà dépensé 224 millions de dollars en spots télévisés. C’est treize fois plus que ses concurrents.

Donald Trump le prend de plus en plus pour cible

L’équipe de campagne de Michael Bloomberg sillonne aussi le terrain. Elle compte entrer en contact direct avec dix millions d’électeurs d’ici le 3 mars, jour du « Super Tuesday » (« Super Mardi »). Ces efforts commencent à payer : selon un sondage national paru lundi 10 février, le milliardaire s’est hissé à la troisième place dans la primaire démocrate. Il récupère des électeurs inquiets des mauvaises performances de Joe Biden, en particulier au sein la population afro-américaine.

Selon une enquête, l’ancien vice-président de Barack Obama a perdu 24% des intentions de votes chez les Noirs entre décembre et février, pendant que Michael Bloomberg a vu sa cote passer de 4 à 22% auprès de cet électorat. La percée du milliardaire semble inquiéter Donald Trump : le président des États-Unis le prend de plus en plus pour cible et se moque régulièrement de sa taille. Il le surnomme « Mini Mike ».