Le choix de l’Allemande Ursula von der Leyen à la présidence de Commission européenne doit être approuvé par les eurodéputés.
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Par RFI Publié le 02-07-2019 Modifié le 02-07-2019 à 22:12

Réunis en sommet à Bruxelles, les dirigeants européens ont trouvé ce mardi 2 juillet un accord sur les nominations à la tête des institutions de l’UE.

« C’est fait », a tweeté le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel, avant que le président du Conseil européen Donald Tusk ne publie sur Twitter la liste des noms avec photos. Ce sont donc deux hommes et deux femmes, tous francophones, qui ont été choisis pour diriger les institutions européennes.

La présidence de la Commission revient ainsi à la ministre allemande de la Défense Ursula von der Leyen, une proche de la chancelière Angela Merkel. Le Premier ministre belge Charles Michel hérite quant à lui du Conseil européen. Alors qu’une rumeur insistante annonçait le Slovaque Maros Sefcovic à la tête de la diplomatie européenne, celle-ci revient finalement au ministre espagnol des Affaires étrangères Josep Borell Fontenelles. Enfin, la cheffe du FMI Christine Lagarde est proposée à la présidence de la BCE.

La ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, sera la première femme et seulement la deuxième Allemande à la tête de la Commission. Elle prendra ses fonctions le 1er novembre et pour cinq ans. Son nom avait été proposé par le président français Emmanuel Macron, ce qui a ouvert la voie à une Française, Christine Lagarde, pour prendre la tête de la Banque centrale européenne. Elle est aussi la première femme à diriger la BCE. Sur Twitter, Emmanuel Macron s’est « félicité » que pour la première fois deux femmes dirigeront la Commission et la Banque centrale eurorpénne.

Il aura fallu plus de 48 heures de discussions et de tractations pour aboutir à cet accord. Après une nuit de vaines négociations entre dimanche et lundi, les Vingt-Huit s’étaient promis de trouver un accord pour éviter de prêter le flanc aux critiques d’une Europe divisée. Dans la matinée de ce mardi, un compromis plaçant notamment le Néerlandais Frans Timmermans à la Commission. Mais les quatre pays du « groupe de Visegrad » (Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie) se sont opposés au Néerlandais, responsable, en tant que premier vice-président de la Commission, de procédures de sanctions à l’encontre de la Pologne et de la Hongrie pour des accusations de non-respect de l’État de droit.

Le choix d’Ursula von der Leyen à la tête de la Commission doit maintenant être approuvé par la majorité des eurodéputés, qui devront par ailleurs élire mercredi le président du Parlement européen. Un poste qui pourrait revenir au socialiste bulgare Sergueï Stanichev.

(Avec AFP)