Entretien ECRIT de Mbi la gué avec M. Eric DAMANGO

Président du Collectif des Bâtisseurs 

« i Londo i Lèkèrè »

Suivons-le!

Bonjour M. Eric DAMANGO, pour ceux qui ne vous connaissent pas, qui êtes-vous ?
Bonjour Mme Lydie NZENGOU KOUMAT-GUERET, je suis un citoyen Centrafricain et je suis Chef d’entreprise en Centrafrique depuis 2004. Aujourd’hui je suis le Président du Collectif des Bâtisseurs « I londo i lkèkèrè »

Qu’est-ce que « I londo i lèkèrè », expliquez-nous un peu ?
Le Collectif « I londo i lèkèrè » est un collectif créé par un groupe d’amis du même quartier, les quartiers Sica II et Sica III, suite à un constat, le fait que les Centrafricains deviennent de plus en plus spectateurs de ce qui se passe dans leur pays. Nous nous sommes alors dits que nous allons créer un espace de réflexion pour pouvoir prendre des initiatives en commençant par la vie de la cité, dans notre quartier. Voilà le pourquoi de la création du Collectif des Bâtisseurs « I londo i lèkèrè » qui veut dire en français « levons-nous tous ensemble, arrangeons ce qui ne va pas ».

Avec qui travaillez-vous principalement, est-ce que c’est ceux avec qui vous avez créé le collectif, vous qui êtes du même quartier ou il y a d’autres personnes ?
Comme je le disais précédemment l’initiative vient de ceux avec qui l’on a grandi, sinon nous travaillons avec tous les Centrafricains de bonne foi et cette idée c’est pour stimuler les Centrafricains et leur faire comprendre qu’il existe des choses que nous pouvons faire nous-mêmes. Voilà pourquoi nous avons créé ce collectif, c’est pour stimuler, pour pouvoir créer une émulation et commencer à faire des choses nous-mêmes avec nos propres moyens.

L’on vous a vu sur les réseaux sociaux entrain de réunir des femmes du Marché Sica II qui avait brûlé. Parlez-nous en ?
Vous savez qu’au mois d’avril dernier il y a eu un incendie au Marché de Sica II. Nous nous sommes donc rendus sur les lieux et nous avons constaté que le marché était dans un état de délabrement total. Et comme vous le savez, nous qui sommes les enfants de ce quartier, cela nous a fait très mal. Ainsi, au sein du Collectif, nous avons jugé bon d’avoir comme toute première action, la réhabilitation du Marché de Sica II et vous savez lorsque vous voulez réaliser une initiative de la sorte, il est important que vous y associer les acteurs. Nous nous sommes donc dit qu’il était important d’informer les commerçants qui sont là pour qu’ils s’empreignent du projet et qu’ils s’y investissent. La réunion que vous avez vu dernièrement sur les réseaux sociaux était une réunion d’information pour les habitants du quartier, les commerçants et tous ceux qui sont concernés par le projet.

Vous avez certainement eu un écho favorable auprès des gens de Sica II, les personnes avec qui vous avez grandi ?
Oui l’écho a été très favorable et nous nous sommes rendu compte qu’il y a une attente de ce genre d’initiative. Vous savez Mme Lydie NZENGOU, cela fait tout de même un moment dans notre pays que nous sommes spectateurs de tout ce qui s’y passe. C’est comme s’il n’y a que les étrangers qui pourront emmener le salut dans ce pays alors que non ! Nous sommes les fils du pays, nous pouvons réfléchir, prendre des initiatives et poser des actes concrets dans le pays. Je vous assure qu’il y a eu un écho favorable. Il y a eu de bons retours et nous souhaitons que cela continue dans ce sens.

Quels sont vos projets à moyen et long termes, car je vois qu’à court terme il s’agit de la réhabilitation du Marché de Sica II ?
Comme vous venez de le dire, notre projet à court terme c’est la réhabilitation du Marché de Sica II qui est déjà enclenché. Nous comptons démarrer les travaux d’ici fin février début mars et les projets à moyen et long termes sont en réflexion. Dans un premier temps il s’agira de refaire les canalisations de Sica II et Scica III car pour le moment nous n’allons avoir pour pilote que ces deux quartiers. Nous voulons bien faire dans ces deux quartiers avant d’aller dans d’autres quartiers. Cela sera donc dans un premier temps de refaire les canalisations, puis dans un second temps d’organiser la collecte des ordures, parce que vous savez que lorsque vous êtes dans une dynamique de refaire les canalisations, il faudrait savoir qu’il faut mettre les structures d’hygiène en place pour que la population ne déverse plus les déchets dans les canalisations. Et dans un troisième temps, ce sera la création d’une Maison des Jeunes parce qu’il y en a pas dans ces quartiers. Il faut un endroit où les jeunes puissent se retrouver autour d’activités sportives, culturelles et autres pour leur épanouissement. Voilà nos projets à moyen et long termes.

Vous revenez de Bangui, vous y séjournez régulièrement, expliquez-nous les difficultés, les peines, les joies ressenties dans l’exercice de vos activités.
Vous savez Mme Lydie, comme je vous le disais tantôt, je suis un Chef d’entreprise et j’ai modestement une expérience de 15 ans. Je pense pour ma part que dans un premier temps, en ce qui concerne la joie et la satisfaction ressenties, pendant ces moments où j’ai créé ma société, je travaillais avec les opérateurs économiques, cela veut dire que j’étais prestataire de service des opérateurs économiques, ce qui fait que je vendais leurs produits et cela m’a emmené à embaucher beaucoup de jeunes.
Comme ces jeunes étaient pour la plus part des étudiants qui se trouvent être aujourd’hui des cadres dans des sociétés privées, des sociétés paraétatiques, ils ont une reconnaissance vis-à-vis de moi car ce travail de Vendeur de cartes de recharges leur a permis de financer leurs études. C’est une satisfaction personnelle. Je me dis que j’ai pu apporter ma pierre à la construction de l’édifice.

En même temps j’ai rencontré des difficultés. C’est vrai que nous sommes dans un pays qui n’est pas organisé, c’est dommage, mais il faut le dire. Vous savez, lorsque vous vous installez, que vous dirigez une entreprise et que vous devez faire des bénéfices et que vous avez d’autres éléments qui devraient être réglementaires et qui devraient couler de source mais qui ne fonctionnent pas, cela vous bloque dans votre évolution, dans votre croissance, l’épanouissement de votre entreprise. C’est cela le réel problème. Par contre, je vais vous dire quelque chose. J’ai eu à travailler pendant très longtemps avec la Mairie de Bangui comme prestataire de service dans l’enlèvement des ordures ménagères. Je devais installer (dans mon autre activité, celle de vente de recharge) 21 Kiosques dans la ville de Bangui. Pour cela il me fallait demander des autorisations à la Mairie pour occuper ses espaces. A l’époque, c’était M. Barkes Gomba Ketté qui était le Président de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui. Je vous raconte cette histoire parce que je du respect vis-à-vis de cet homme. Je ne le connaissais pas.
J’envoie donc un courrier à la Mairie demandant à ce que l’on m’attribue un espace pour installer les kiosques. L’on m’envoie ainsi le Service technique avec qui je fais les repérages. Puis l’on m’envoie une proposition financière de ce que je dois payer à la Mairie. En voyant que cela était trop élevé, j’ai écrit au Maire de Bangui, je lui ai expliqué ma situation de jeune entrepreneur et je lui ai demandé de me faire un forfait. Je vous assure Mme Lydie ZENGOU que c’était la première fois pour moi dans ce pays d’écrire à une Institution et d’avoir une réponse écrite avec en plus le forfait. Ici, vous pouvez écrire, l’on ne vous répondra pas. Pour cela j’ai du respect pour ce Monsieur qui a su insuffler quelque chose, organiser quelque chose. Il a pris en compte ma doléance. Cela m’a permis de bien me déployer.

Les peines éprouvées ont été le manque de professionnalisme qui entrave les démarches des entrepreneurs. Si vous avez en face de vous une administration qui n’est pas professionnelle, vous passez plus de temps à gérer ce côté plutôt qu’à développer votre entreprise et cela est épuisant.

Alors je peux dire que vous êtes un homme fatigué ou alors vous avez toujours le courage.
J’ai le courage puisque je suis toujours debout et je resterai debout. Je ferai en sorte qu’à mon niveau cela aille toujours mieux car l’on ne peut pas baisser les bras. Vous savez l’on est obligé de le dire. Vous savez on ne le dit pas pour critiquer mais on le dit pour que les choses changent. C’est pour interpeller. Vous savez il existe des personnes comme nous qui sont des entrepreneurs, cela veut dire que nous prenons des risques avec nos propres moyens. Il faudrait donc quand même qu’il y ait une organisation qui fonctionne pour que nous prospérions.

Vous venez d’utiliser le terme « propres moyens. Ceci me ramène à cette question : est-ce que vous avez accès au crédit de la part des banques en RCA ?
Vous savez, les banques chez nous ont des conditions très difficiles pour avoir accès aux crédits. Je parlerai donc de mon expérience par rapport à mon entreprise. J’ai déjà eu à avoir un crédit mais les conditions étaient très dures. J’ai pu les remplir. Cependant, je pense qu’il est temps de revoir ces conditions pour permettre aux entreprises de se développer. Les banques chez nous ne peuvent pas être que des banques de dépôt. Parce qu’en réalité c’est ce qu’elles sont. Ce ne sont pas des banques commerciales. Il faudrait alléger ces conditions. Je pense qu’il y a matière lorsque nous voyons toutes ces entreprises qui sont dans l’informel. Il y a matière pour permettre de rebooster le secteur économique.

La petite question qui fâche. Vous m’excusez. Le climat politique, qu’en pensez-vous et qu’est-ce que vous avez à en dire ? En général les opérateurs économiques esquivent la question et disent qu’ils ne sont pas politiques.
Mme Lydie NZENGOU, même si je suis opérateur économique, même si je fais partie des associations ici et là, je reste citoyen Centrafricain qui doit donner son avis. L’on ne peut pas rester en marge de cela. En tant que citoyen, je dirai que le climat est malsain. Il faut se le dire, l’on ne peut pas se voiler la face. Le climat est malsain parce que je pense que les acteurs politiques de ce pays auraient pu chercher à rassembler déjà. Vous savez, l’on a toujours raté des rendez-vous dans notre pays et le rendez-vous de 2016 était un rendez-vous de grand espoir. Il y a eu de l’espoir. Ce que j’ai beaucoup plus apprécié dans ce rendez-vous c’est qu’il y a eu une Union sacrée et cette Union sacrée aurait pu faire en sorte qu’aujourd’hui le pays sorte un peu du gouffre. C’est dommage que cette Union sacrée n’ait pas pu tenir toutes ses promesses et qu’elle ait volé en éclat. Je pense qu’il est important que ceux qui aspirent à diriger ce pays puissent avoir une vision, la volonté et qu’il puisse y avoir un bon leadership. C’est important.

Vous y croyez toujours, vous avez toujours de l’espoir ?
Oui, j’ai toujours de l’espoir parce qu’il suffit de s’entourer des bonnes personnes pour que tout démarre. Il n’y a pas de magie, il faut se remettre au travail, il faut avoir la volonté. De nombreux problèmes de notre pays ne sont pas liés à l’argent, mais c’est à cause de la volonté car avec elle nous pouvons faire beaucoup.

Avant que nous ne démarrions notre interview nous avons discuté sur le Rwanda. Est-ce que vous pensez qu’un jour la RCA sera comme ce Rwanda ?
Rire. Pourquoi pas Mme Lydie NZENGOU. Les Rwandais ne sont pas des extraterrestres. Ce sont des êtres humains. Les Rwandais se sont mis ensemble, ils ont une vision et ont bâti leur pays. Il n’y a aucune raison pour que nous ne soyons pas un jour comme le Rwanda ! Je pense que la Diaspora aura un grand rôle à jouer parce que l’expérience nous a démontré que dans tous les pays en difficulté, c’est la Diaspora qui est venue insuffler un souffle nouveau. Je pense que la Diaspora a une grande responsabilité pour le relèvement de ce pays.

Vous résidez plutôt en France ou à Bangui, ou entre les deux ? Que faudrait-il pour que vous viviez définitivement en Centrafrique ?
Vous savez à cette question moi je peux vous dire que par rapport à mon expérience personnelle, étant en grande partie en France et avec un parcours professionnel en France, je me suis dit à un moment donné qu’il fallait que je pose mes valises chez moi et vois ce que je pouvais y faire. J’ai donc jugé bon à cette période de créer une entreprise. Je pense que chacun a une démarche avec la volonté et avec ce qu’il a envie de faire ! Il n’y a pas de schéma tracé dans ce genre de démarche. Chacun a sa démarche.

Ressentez-vous cette guéguerre inutile menée contre les Centrafricains de la Diaspora ? Comment se traduit-elle ?
Je dirai plutôt que c’est une « guéguerre » inutile entre Centrafricains et non une « guéguerre » contre la Diaspora car déjà il faut savoir que Diaspora ou pas, nous sommes tous des Centrafricains. Il existe déjà une animosité entre les Centrafricains. Cela il faut le relever.
Je pense que nous avons dans ce pays le droit et de venir, de nous installer où l’on veut et de revenir au pays etc… Le plus important aujourd’hui c’est de chercher à être ensemble, à voir de la même manière, à éviter les mesquineries, car il y en a trop et à tous les niveaux dans ce pays, de ceux qui nous dirigent jusqu’au plus bas de l’échelle. C’est la mesquinerie totale. Il faut que l’on arrête avec cela parce que quelqu’un qui est de la Diaspora est un Centrafricain peu importe ce qu’il vient faire dans son pays, c’est son pays, il a le droit de s’exprimer comme tout le monde et ce n’est pas cela qui va faire que l’on le regarde du coin de l’œil en marmonnant « celui-là il vient faire quoi ici », des critiques inutiles, des bâtons dans les roues. Même pour les bâtons dans les roues, j’insiste toujours, c’est entre Centrafricains qu’on se les met. On dégrade ainsi la situation, on dégrade l’environnement. Le bon vivre dans notre pays est ainsi dégradé. C’est un problème général, je pense que nous devons éviter cela et se dire plutôt que nous sommes tous dans un trou et au fond du gouffre. Je vois mal des gens qui sont dans le gouffre et qui doivent se donner la main pour se relever préférer se batte dans le gouffre. C’est désolant mais c’est la caricature, c’est l’image que nous donnons.
Vous avez toujours de l’espoir que le Centrafricain va changer ?
J’ai toujours de l’espoir Mme Lydie NZEGOU et nous nous y mettons. C’est pour cela que nous avons des initiatives et même vous, c’est comme cela que vous travaillez, lorsque vous laissez votre confort. Vous et moi, nous pouvons rester en France et avoir du travail et rester dans ce confort, mais l’on se dit que ce n’est pas chez nous, il vaut mieux aller chez nous, essayer de transmettre et faire comprendre que nous voulons apporter notre pierre à la construction de l’édifice. C’est un sacrifice qui je crois va payer. Le Centrafricain va changer parce que le Centrafricain d’aujourd’hui n’est pas éternel. Nous avons nos enfants, nos petits-enfants. Cela va changer.

« Commençons à nous apprécier, commençons à voir le bon côté de tout un chacun. Tout le monde a un bon côté. Tout le monde a des défauts et des qualités. Mais moi je cherche toujours à voir les qualités des gens et je m’appuie sur cela pour que nous avancions. Si l’on raisonne tous ainsi, nous avancerons »

« Il n’y a aucune raison pour que nous ne soyons pas un jour comme le Rwanda ! Je pense que la Diaspora aura un grand rôle à jouer parce que l’expérience nous a démontré que dans tous les pays en difficulté, c’est la Diaspora qui est venue insuffler un souffle nouveau. Je pense que la Diaspora a une grande responsabilité pour le relèvement de ce pays ».

Vous avez toujours de l’espoir que le Centrafricain va changer ?
J’ai toujours de l’espoir Mme Lydie NZEGOU et nous nous y mettons. C’est pour cela que nous avons des initiatives et même vous, c’est comme cela que vous travaillez, lorsque vous laissez votre confort. Vous et moi, nous pouvons rester en France et avoir du travail et rester dans ce confort, mais l’on se dit que ce n’est pas chez nous, il vaut mieux aller chez nous, essayer de transmettre et faire comprendre que nous voulons apporter notre pierre à la construction de l’édifice. C’est un sacrifice qui je crois va payer. Le Centrafricain va changer parce que le Centrafricain d’aujourd’hui n’est pas éternel. Nous avons nos enfants, nos petits-enfants. Cela va changer.

Nous y croyons alors. Est-ce que vous avez un dernier mot qui vous tient à cœur, est-ce que vous avez un message qui vous tient à cœur et que vous voulez transmettre ?
Je vais reprendre une citation de Martin Luther KING qui dit : « nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots » et je pense qu’il y a eu assez de morts à cause de nos bêtises, de la culture de la médiocrité, la jalousie, la médisance, la petitesse. Il faudrait que cela change. Main dans la main nous pouvons.

Pour ce qui est du collectif que je préside aujourd’hui, je pense que nous devons commencer à rêver plus grand car lorsque nous rêvons plus grand cela nous agrandi et l’on devient plus grand. Quand nous rêvons petit cela nous anéantit. Il faut rêver plus grand. Quand on rêve que l’on va construire une maison de dix étages et que l’on construit une maison de deux étages, l’on se rapproche de son rêve. Cela est important, c’est très important Mme Lydie NZENGOU.
Je pense que nous devons être ensemble, ne pas se dire « celui-là est dans tel mouvement, celui-ci dans tel parti, cet autre est un entrepreneur, celui-là a une voiture, je lui en veux, celui-là, celui-là ». Tant que nous continuerons à nous focaliser sur cela nous n’avancerons pas. Commençons à nous apprécier, commençons à voir le bon côté de tout un chacun. Tout le monde a un bon côté. Tout le monde a des défauts et des qualités. Mais moi je cherche toujours à voir les qualités des gens et je m’appuie sur cela pour que nous avancions. Si l’on raisonne tous ainsi, nous avancerons et notre slogan au Collectif est : « le premier changement que nous devons nous imposer dorénavant c’est de commencer à faire les choses nous-mêmes avec nos propres moyens ».
Aujourd’hui je peux me lever et aller acheter un costume à 1 000 euros, je peux aller en boîte de nuit et dépenser énormément pour m’amuser. Mais je peux aussi me priver et prendre cet argent, me mettre avec d’autres personnes et bâtir quelque chose. Nous pouvons faire des choses, nous avons de petites recettes dans notre pays et nous pouvons donc prendre des initiatives et faires des choses nous-mêmes.
Voilà le mot de la fin, Mme Lydie NZENGOU KOUMAT-GUERET.

Je vous remercie M. Eric DAMANGO. Mbi la gué vous remercie d’avoir pu répondre à nos quelques questions. Nous vous souhaitons bon vent. Vous êtes très optimiste. J’espère que vous allez communiquer cet optimisme à ceux qui nous écoutent. Il faut y croire, il faut y croire. Nous avons un pays, il faut nous mettre ensemble, nous sommes de bâtisseurs et nous devons commencer nous-mêmes par nos propres petits moyens.

Merci Mbi la gué et encore merci de m’avoir accordé votre tribune pour pouvoir passer ce message positif. Merci Mbi la gué                                                                                                                Propos recueuillis par Lydie NZENGOU KOUMAT-GUERET