Les quatre principaux candidats de l’opposition lors d’une conférence de presse à Nouakchott, le 23 juin 2019.
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Par RFI Publié le 26-06-2019 Modifié le 26-06-2019 à 22:44

Les quatre candidats de l’opposition qui contestent la victoire à la présidentielle de Mohamed Ould Ghazouani ont accusé le pouvoir de « hold-up électoral » lors d’une conférence de presse mercredi.
Kane Hamidou Baba, Sidi Mohamed Ould Boubacar, Biram dah Abeid et Mohamed Ould Maouloud. Tous étaient là ce mercredi après-midi. À l’unisson, ils ont accusé le pouvoir d’avoir perpétré un véritable « hold-up électoral » pour imposer son candidat le général Mohamed Ould Ghazouani dès le premier tour.

Selon les opposants, le pouvoir du président Mohamed Ould Abdel Aziz est responsable de la crise post-électorale émaillée d’incidents et d’arrestations massives de leurs partisans. Ceci ne les empêche pas pour autant, affirment-ils, de maintenir la pression. Ils maintiennent leur marche de protestation ce jeudi.

« Rien ne justifie cet état de siège de fait » que le régime impose aux Mauritaniens, a déclaré le militant anti-esclavagiste Biram dah Abeid.

Mardi soir, lors d’une conférence de presse, Ahmed Ould Abdallah, le ministre de l’Intérieur mauritanien, avait lancé une mise en garde contre toute manifestation non autorisée. Elle sera réprimée, a-t-il prévenu, avant d’annoncer une centaine d’arrestations parmi les ressortissants étrangers établis dans le pays. Selon lui, une « main étrangère venue des pays voisins » est à l’origine des manifestations de dimanche et lundi.

Dans leur conférence de presse, les quatre candidats affirment que le pouvoir se livre à un jeu dangereux en mettant à l’index les voisins de la Mauritanie.

La victoire de l’ancien ministre de la Défense et ex-chef d’état-major des armées doit encore être confirmée par le Conseil constitutionnel. Mardi, deux candidats ont déposé des recours en annulation du scrutin.