Le militaire a été tué par l’explosion d’un IED au passage de son véhicule blindé léger (photo d’illustration).
© PASCAL GUYOT / AFP
Par RFI Publié le 02-11-2019 Modifié le 02-11-2019 à 21:45

Un militaire français a été tué en opération ce samedi matin près de Ménaka, au Mali, lors du déclenchement d’un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé. Le groupe Etat islamique a revendiqué l’attaque.
Le brigadier Ronan Pointeau faisait partie du 1er régiment de spahis de Valence. Alors qu’il participait ce samedi à l’escorte d’un convoi, son véhicule blindé léger a été touché par l’explosion d’un engin explosif dans la région de Ménaka, au nord-est du Mali. Le militaire âgé de 24 ans est décédé des suites de cette explosion, indique l’armée française dans un communiqué.

Le président français Emmanuel Macron a salué « le sacrifice » du militaire, et exprimé « ses pensées vers ses camarades engagés dans les opérations au Sahel », « ainsi que vers leurs frères d’armes des armées sahéliennes, qui paient un lourd tribut dans la lutte contre le terrorisme ».

Vendredi, 49 soldats maliens ont été tués à Indelimane, près de Ménaka, au cours d’une « attaque terroriste » attribuée aux jihadistes. Cette attaque est l’une des plus grave subies par l’armée malienne.

« Dans un contexte sécuritaire dégradé, la mort du brigadier Ronan Pointeau nous montre que le combat contre les groupes terroristes qui sévissent au Sahel n’est pas terminé et notre détermination à le poursuivre est entière », écrit la ministre française des Armées dans un communiqué. Florence Parly a annoncé qu’elle se rendrait « très prochainement au Mali, afin de s’entretenir avec les autorités maliennes ».

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