«Nous demandons la libération immédiate de Yu Wensheng», a déclaré la porte-parole de Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne (Ici, à Bruxelles, le 10 juin 2020.) Francisco Seco/Pool via REUTERS
Texte par : RFI
Publié le : 19/06/2020 – 22:12 Modifié le : 19/06/2020 – 22:41

À trois jours d’un sommet en vidéo-conférence UE-Chine, l’UE a pris une position rare sur un sujet qui pourtant est l’un des sujets de contentieux avec Pékin : les droits de l’homme. Elle a demandé ce vendredi à Pékin la « libération immédiate » de l’avocat défenseur des droit de l’homme Yu Wensheng, condamné à quatre ans de prison. L’UE qui cherche sa place dans la confrontation entre les États-Unis et la Chine.

« Choisissez la liberté plutôt que la tyrannie d’un État voyou. » Un réquisitoire contre la Chine et une incitation forte à se ranger dans le camp des États-Unis. C’est signé Mike Pompeo dans un de ses discours les plus durs contre la Chine, ce vendredi.

Le chef de la diplomatie américaine a mis la pression : « J’espère entendre davantage de déclarations publiques de la part de l’Europe au sujet du défi chinois. »

Pour Mike Pompeo, ça fait bien longtemps que l’Europe se montre trop faible face à Pékin. La diplomatie médicale jugée agressive de la Chine lors du plus fort de la crise du coronavirus a en tout cas laissé des traces en Europe.

Il n’est toujours pas question de s’aligner sur Washington, mais l’Europe a visiblement décidé de durcir le ton.

L’UE veut désormais s’affirmer sur ses sujets : les droits de l’homme en se saisissant par exemple du cas de Yu Wensheng ; l’économie, avec ce plan présenté mercredi par l’UE pour protéger ses entreprises de la concurrence déloyale de groupes étrangers.