Qu’est-ce que l’humilité philosophique ?
Le terme humilité est à rapprocher du mot humus, qui en est la source étymologique, et qui a donné par ailleurs le terme homme. Cela semble signifier que l’humilité consiste, pour l’homme, à se rappeler qu’il est poussière (ou littéralement : « fait de terre », c’est-à-dire de la matière la plus commune).

Qu’est-ce qu’un homme humble ?
Qui a conscience de ses limites, de ses faiblesses, et qui le manifeste par une attitude volontairement modeste et effacée : Rester humble malgré les honneurs. … Qui est d’un caractère simple, modeste, sans prétention ou sans importance : L’humble réalité de tous les jours.

Quel est le contraire de l’humilité ?
C’est aussi le fait de se trouver soi-même (par ses activités par exemple) comme peu important. La modestie est le fait de déclarer son humilité. On peut dire que l’humilité est le contraire de l’orgueil comme la modestie est le contraire de la prétention.

C’est quoi être modeste ?
modeste. Qui est peu exigeant, qui est éloigné de ce qui est exagéré : Employé modeste dans ses prétentions. Qui est retenu, réservé, pudique : Un air modeste. Qui est modéré dans l’appréciation de soi-même, exempt d’orgueil, de vanité : Un homme modeste qui ne cherche pas à se mettre en avant.

L’accès à La Voie est ouvert à tous, personne n’empêche qui que ce soit d’entrer. Une qualité est utile pour toute spiritualité profonde, cette qualité c’est l’humilité. Dans notre société, où l’individu est posé sur un piédestal et où chacun revendique ses droits, en oubliant parfois ses devoirs, l’humilité est devenue une vertu rare et souvent confondue avec la modestie, la naïveté et la faiblesse.

L’humilité n’est pas l’humiliation, elle est la vertu de celui, de celle qui se voit de façon objective, sans les déformations suscitées par l’orgueil, la vanité, l’égocentrisme, le narcissisme, le dégoût de soi et les concepts. L’humilité n’est pas dépourvue d’amour propre ni de fierté. Le manque d’humilité est le principal obstacle en spiritualité.

Un maître est un enseignant, pas un chef. L’être humain accepte de recevoir les enseignements d’un boulanger pour faire du pain, d’un Karatéka pour faire du karaté, d’un moniteur d’auto-école pour apprendre à conduire mais il refuse souvent de recevoir l’enseignement d’un guide spirituel pour la spiritualité.

Un regard élevé                                                          Imaginez quelqu’un perdu au milieu d’un labyrinthe et qui erre depuis des années. Un autre, qui en est sorti et qui l’observe depuis une hauteur, lui dit qu’il peut lui montrer le chemin, l’invitant ainsi à le rejoindre. Celui qui est entre les hauts murs du labyrinthe refuse cette aide en ces termes: « Non, je n’ai pas besoin d’aide, qui es-tu, toi qui veut m’aider ? Tu te crois supérieur à moi ? Je m’en sortirai seul ».

Qui est le maître de l’orgueil ? N’obéissez-vous pas à « quelqu’un » lorsque vous obéissez à l’orgueil ? Pour apprendre quelque chose il faut reconnaître que l’on ne sait pas et cette reconnaissance demande de l’objectivité sur sa situation, c’est à dire de l’humilité. Accepter d’être guidé est le début de la vie spirituelle.

La Révélation est comme une graine. Pour que cette graine germe, grandisse et donne les fruits que l’on espère, il faut que la terre ait été préparée. Les mots terre, humilité et homme ont tous la même racine latine: “humus” et ce mot latin a une racine indo-européenne, “ghyom”, qui signifie “terre”. Dans la genèse Dieu ne donna-t-il pas la vie à de la terre pour créer Adam ? L’humilité est le terreau qui permet à la graine de la connaissance de pousser en l’homme. Sans humilité la graine ne germera pas. L’humilité est la terre où semer la graine de la connaissance (non-apprise).

Comme vous le voyez l’étymologie vient à notre secours quand il est besoin d’éclaircir certains mots dévoyés par l’ignorance et la vanité. A l’ère de l’individualisme, du règne du moi du “à-chacun-sa-vérité”, beaucoup donnent aux mots le sens qu’ils veulent en fonction de leurs concepts. L’étymologie remet tout à sa place et révèle des vérités objectives. Que les mots “terre”, “homme” et “humilité” aient la même racine veut dire quelque chose.                                                                                                                                                       https://lavoie.eu/2017/12/31/lhumilite/

L’école de l’humilité

Question. On dit souvent qu’il est bon d’être humble. Est-ce que la Bible dit quelque chose à ce sujet?              (S. Martineau)

Réponse. Humilité: ‘anawah en hébreu; tapeinophrosunè en grec et humilitas en latin. L’humilité est la vertu qui s’oppose à l’orgueil, à la suffisance ou à l’arrogance. La personne humble est celle qui reconnaît ses limites et ses fragilités, comme en fait foi la prière de ce psalmiste:

Seigneur, je n’ai pas le coeur fier,
ni le regard hautain.
Je n’ai pas pris un chemin de grandeurs
ni de prodiges qui me dépassent.
Non, je me tiens en paix et en silence;
comme un petit enfant contre sa mère,
comme un petit enfant, telle est mon âme en moi.
(Ps 131,1-2)
Au cours de son histoire, le peuple d’Israël a appris l’humilité en faisant l’expérience de la toute-puissance de Dieu qui l’a libéré de la servitude en Égypte et lui a fait don d’une terre. Ce qu’il est et ce qu’il possède, il le doit à la bonté et à la générosité de Dieu. Il est le peuple choisi, non en raison de sa supériorité sur les autres peuples ou de ses mérites, mais uniquement à cause de l’amour que Dieu a eu pour lui. Après avoir connu une période de faste et de confiance en lui-même, l’épreuve de l’exil sera pour Israël une école de pauvreté et d’humilité..3

En ce qui concerne l’individu, l’humilité est souvent apprise à partir des épreuves comme la maladie, l’échec, l’expérience du péché comme révélatrice de la fragilité humaine. En prenant conscience de sa pauvreté intérieure et de sa fragilité, l’être humain peut se tourner vers Dieu avec confiance. L’humilité apparaît alors comme une attitude de dépendance et de docilité, d’abandon confiant à Dieu qui seul peut mener l’être humain à son achèvement, à la pleine réalisation de son être. L’humble est quelqu’un qui cherche Dieu, non seulement pour vivre en communion avec lui, mais aussi pour atteindre l’unité et la cohérence de sa personne. L’humble sait qu’il ne peut compter seulement sur ses propres forces pour se réaliser. Il a besoin d’assises, d’un roc solide sur lequel édifier sa vie. Et ce roc ne peut être que le Seigneur. Dans l’Ancien Testament, Moïse est reconnu comme le modèle de l’humilité parce qu’il a mis sa confiance en Dieu et a vécu en étroite communion avec lui: « Moïse était un homme très humble, l’homme le plus humble que la terre ait porté. » (Nb 12,3)

L’origine latine de notre mot « humilité » peut nous aider à nous débarrasser d’une fausse idée de l’humilité. En effet, le mot « humilité » vient du latin humus qui se traduit par « terre, sol ». Ce mot est passé directement en français pour désigner la couche superficielle du sol, très féconde, qui accueille la semence pour lui faire porter du fruit. On comprend alors que l’humilité chrétienne est cette qualité d’ouverture qui permet au croyant d’accueillir la Parole de Dieu avec joie, comme une semence qui donne à sa vie une dimension nouvelle. Être humble, c’est reconnaître que nous ne détenons pas tous les éléments qui répondent à notre recherche du sens de la vie; c’est accepter que Dieu soit celui qui apporte cette réponse par le don de son Fils. L’humilité assure alors la fécondité de notre vie puisque la Parole de Dieu ne peut y être semée sans la transformer et lui faire porter des fruits de foi, d’espérance et d’amour, de bonté, de paix et de miséricorde. Être humble, c’est reconnaître que ce que nous sommes est l’œuvre de l’amour de Dieu et de l’accueil de l’Évangile.

Yves Guillemette
http://www.interbible.org/interBible/source/lampe/2000/lampe_000107.htm

L’humilité, clé de la puissance et de la victoire

Je voudrais, ce matin, vous présenter l’humilité, comme la clé de la victoire; comme la clé de la puissance; l’humilité qui nous fait bâtir l’oeuvre de Dieu et qui nous permet, face à toutes les puissances, face à toutes les dominations, face à toutes les autorités, face à tous les esprits méchants, non seulement d’avoir l’assurance de la victoire, mais de vaincre.

Colossiens 2 : 13-15
13 Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses; 14 il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a détruit en le clouant à la croix; Lire la suite
Ce matin, nous allons voir ce qui s’est réellement passé à la croix. Pendant longtemps, je ne savais pas ce que cela voulait dire. On nous a dit que Jésus a livré les dominations à la croix… Il les a vaincues par son sang… Mais qu’est-ce que cela voulait dire exactement ? Je ne comprenais pas comment Jésus à la croix, par sa mort, avait pu vaincre. Bien sûr, il était le substitut. Bien sûr, Il donnait sa vie. Mais je sentais confusément qu’il y avait quelque chose d’autre qui était beaucoup plus grand. Que s’est-il réellement passé dans le monde invisible ? Que s’est-il réellement passé pour que Jésus justement triomphe par une mort,qui humainement était une défaite. Si nous regardons dans la logique humaine, si nous regardons le Christ à la croix, c’est une défaite. Mais comment se fait-il que cette défaite-là, l’évangile nous dise que c’était une victoire ! Pour moi, je ne saisissais pas très bien. Et pendant des années, je prêchais cela. Pendant des années, je comprenais seulement en partie. Mais j’aimerais, ce matin, que le Saint-Esprit nous éclaire, chacun et chacune, sur cette chose extraordinaire de la victoire qui a eu lieu à la croix.

J’aimerais dire que notre Dieu est une Personne, que notre Dieu est un Père, un Père d’amour et que son onction d’amour doit venir et doit reposer sur nos vies; que son onction de vie doit reposer sur nous, et que jour après jour, moment après moment, nous devons baigner, nous devons être oints de Saint-Esprit et de force. L’onction doit être sur nous. C’est cette huile fraîche qui descend sur la tête, sur la barbe, sur les vêtements d’Aaron. C’est cette rosée qui descend sur les montagnes de l’Hermon. Il y a donc cette réalité de cette onction de Dieu sur nous, dans laquelle nous devons demeurer, dans laquelle nous devons vivre, dans laquelle nous devons respirer, dans laquelle nous devons avancer. Et c’est cette onction que nous devons attirer. C’est cette onction qui, aussi, est une armure. Au-delà des armures décrites dans Ephésiens ch 6 v 10, il y a également, cette armure spirituelle qui est l’onction de Dieu sur nous, qui nous conduits dans toute la vérité, car nous l’avons reçue.

Dieu est une Personne. Notre Père est une Personne qui a des sensibilités, qui a un coeur sensible. Le Saint-Esprit est une colombe sensible, extraordinairement sensible, et le coeur de Dieu est extraordinairement sensible. Donc, pour que la sensibilité de Dieu puisse trouver son accomplissement et sa joie en nous, il faut absolument que nous soyons attractifs en ce qui concerne le coeur de Dieu. Cela explique que, parfois certains chrétiens sont visités alors que d’autres, à côté, ne le sont pas. Cela ne veut pas dire que certains sont mieux que d’autres. Cela veut simplement dire que certains sont attractifs par rapport à cette émanation de leur être intérieur envers l’onction de Dieu. Tandis que d’autres n’attirent pas parce qu’ils restent sur terrain intellectuel. Alors que nous devons attirer Dieu par notre esprit, par notre être intérieur, parce que Dieu est esprit. Les relations avec Dieu se font esprit à esprit, et non pas intelligence à esprit. Vous ne pourrez jamais toucher Dieu par votre intelligence. Dieu s’attire. Si vous comprenez cela ce matin, vous aurez gagné beaucoup de choses. Dieu s’attire dans un auditoire. Dieu s’attire pendant la prédication. Dieu s’attire pendant la réunion de prière. Dieu s’attire pendant la louange. L’onction s’attire. Si j’ai faim, Il me donne à manger. Si je frappe, Il m’ouvre. Si je cherche, je trouve. Si je demande, je reçois.

J’ai remarqué, dans la vie de l’onction que, plus vous avez à coeur ces choses-là, plus vous avez faim, plus vous libérez progressivement l’onction. J’aimerais le dire à ceux qui disent parfois :  » mais moi, je me sens sec.. moi je me sens un peu le coeur dur…  » j’aimerais vous recommander le jeûne et la prière. Le coeur le plus dur, après quelques jours de jeûne se déchire. J’ai remarqué que quand je n’ai plus cette faim de Dieu, quand je n’ai plus cette soif de Dieu, quand je ne suis plus attractif dans mon être intérieur à l’onction de Dieu, le jeûne et la prière pendant un certain temps, nous donnent de nouveau, une faim de Dieu, une soif de Dieu, que Dieu ensuite honore en venant, comme cette colombe qui vient se poser sur notre vie. Cela suppose une disposition de coeur. Et cette disposition de coeur, c’est l’humilité.

Nous vivons dans un monde de  » jeunes lions « . Nous vivons un siècle de battants; c’est l’esprit de conquête. En France, les jeunes politiciens on les appelle les jeunes loups de la politique. Que ce soit dans le domaine politique, dans le domaine de l’économie, dans le domaine militaire, dans le domaine scientifique. Il y a une incroyable rivalité dans le domaine scientifique, c’est à celui qui va recevoir le prix Nobel… Également dans le domaine médical, c’est incroyable le nombre de courses à la rivalité entre les spécialistes de la médecine. C’est incroyable le monde sous-jacent de rivalité, de battants. Nous retrouvons un petit peu cela partout. C’est la lutte à mort pour aller de l’avant. Cela se retrouve sur notre lieu de travail; si on peut écraser quelqu’un pour passer, on n’hésitera pas à le faire. Dans les bus, les tramways, les jeunes sont assis et les vieux sont debout. Le résultat, c’est que nous avons enfanté, ou plutôt la génération qui nous a précédés, nous avons engendré une société de battants.

Et nous retrouvons cette mentalité dans l’église. Dans l’église nous avons des battants. C’est la prospérité au détriment de la loyauté et de la fidélité, et de bien d’autres choses.  » L’ami aime en tout temps et dans le malheur il se montre un frère.  » Mais souvent au milieu de nous, c’est la réussite qu’il nous faut. Alors on habille cette mentalité d’une notion pour la gloire de Dieu…. On veut honorer le Seigneur… Il faut gagner… Il faut avancer… Il faut s’élargir… élargir l’espace de nos tentes… Il faut assouvir ou épanouir notre vocation…, notre ministère…, notre oeuvre…. Tout cela, c’est là ! C’est toujours là ! Nous avons également enfanté dans l’église une génération de battants.

J’aimerais dire ce matin que tout cela, nous ne le trouvons pas à la croix, dans le coeur de Jésus. Il y a maintenant une insensibilité dans bien des vies, chez bien des chrétiens. Je dirai que, on peut être un serviteur de Dieu, on peut être une servante de Dieu et avoir été mal élevé. On voit parfois dans le monde chrétien des gens se comporter d’une façon incroyable; ils aiment le Seigneur; ils ont donné leur vie au Seigneur; ils veulent marcher avec le Seigneur; mais quand ils se mettent à marcher, ils font des dégâts autour d’eux. Souvent même sans s’en rendre compte ! Cela vient d’une désintégration de la cellule familiale. Cela vient de la désintégration de l’enseignement, de l’éducation. La société de permissivité a engendré des hommes et des femmes qui souvent deviennent incapables d’exercer une discipline, qui sont incapables de se maîtriser. Les enfants qu’on a n’a pas voulu traumatiser, sont livrés à des penchants que, dès leur jeune âge, on ne leur a pas appris à maîtriser; devenus adultes, ils estiment que c’est normal, et ils font toutes sortes de choses, pensant être libres ils ne réalisent plus qu’ils sont esclaves. Tout cela est le produit d’une éducation complètement faussée. On pensait que discipliner, éduquer, maîtriser était contraire. Nous nous sommes laissés influencer par toute la psychologie Freudienne et autres. Les raisonnements du monde sont entrés dans l’église, dans l’éducation chrétienne, et j’ose le dire, bien des jeunes ne se tournent pas vers Jésus-Christ parce qu’ils ne le peuvent plus. Bien des jeunes, enfants de chrétiens ne peuvent plus se maîtriser parce que les parents les ont laissés tout faire; ils ne leur ont pas appris la discipline et la maîtrise de soi, et plus tard devenus adultes, on a engendré la rébellion inconsciente dans leurs coeurs.

Mes amis, j’aimerais rappeler ce matin, que dans les:                                                                                                        Proverbes 11 : 2                                                                                                                                                                                          2 Quand vient l’orgueil, vient aussi l’ignominie; Mais la sagesse est avec les humbles.
Proverbes 15 : 23
23 On éprouve de la joie à donner une réponse de sa bouche; Et combien est agréable une parole dite à propos !
J’aimerais pendant que je parle, que le Saint-Esprit puisse illuminer les yeux de votre coeur pour que vous compreniez, et pas seulement pour que vous compreniez, mais pour que vous ayez la révélation de l’humilité. Parce que l’humilité précède la gloire.

Nous allons voir par quelques exemples de la Bible ce qu’est l’humilité. L’humilité, c’est les prémices de la gloire.  Matthieu 1 : 19                                                                                                                                                                                          19 Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle.

Le récit de Joseph. Cet homme dont on ne parle pas beaucoup. Cet homme était un quelqu’un d’extraordinaire. C’était le fiancé de Marie. Il avait appris que sa fiancée était enceinte. Je ne sais pas comment réagiraient les fiancés parmi nous, si on leur disait que leur fiancée est enceinte, alors qu’ils n’ont pas encore habités ensemble. A cette époque, on ne blaguait pas. On ne discutait pas. Cette société libérale n’existait pas comme maintenant. Donc cet homme apprend que sa fiancée, qui lui avait été certainement promise selon la tradition juive depuis des années, est enceinte. Cela veut dire trahison humainement parlant. Il nous est dit, et c’est ce que j’aimerais souligner, que :  » Joseph qui était un homme de bien, pensait secrètement discrètement se séparer d’elle, ne voulant pas la diffamer. « 

Frères et soeurs, nous sommes loin de tout ce qui se passe actuellement. Si vous regardez un petit peu tout ce que les gens peuvent dire, faire, peuvent écrire ! C’est ahurissant dans le peuple de Dieu ! Que le monde le fasse, c’est une chose ! Mais je veux simplement vous montrer la perte de la sensibilité, de l’humilité. Je veux simplement vous montrer comment les gens sont devenus insensibles, comment le peuple de Dieu a perdu ce qui en réalité devrait faire sa force. Et parce qu’il l’a perdu, il n’est plus fort. C’est pour cela qu’il y a tellement de besoins dans le peuple de Dieu. Un homme de bien, il n’a pas voulu la diffamer. Il a voulu couvrir. Je suis parfois étonné de voir certaines choses, même dans des revues chrétiennes, lettres ouvertes…, c’est ahurissant !  » L’ami aime en tout temps…  » En tout temps; l’ami n’aime pas seulement quand vous êtes bien, l’ami aime quand vous faites une faute. Il vous le dit en face, mais il ne vous lâche pas. L’ami n’étale pas en publique les turpitudes vraies ou fausses. L’ami couvre en tout temps. Joseph était un homme de bien. Il ne voulait pas diffamer Marie.

Si vous voulez que l’onction de Dieu repose sur vous, ne touchez jamais à quelqu’un, si ce n’est pour relever, si ce n’est pour guérir, si ce n’est pour couvrir parce que vous perdrez quelque chose. Sans vous en rendre compte, vous entrez dans une défaite. L’amour couvre une multitude de fautes. L’amour divin n’est pas aveugle. On peut voir les défauts des gens. La Bible dit :  » Si ton frère a péché, reprends-le « . Entre toi et lui seul. Il n’est pas dit de le dire sur la place publique. Quand un frère tombe, quand une soeur tombe, il n’est pas dit de le raconter à tout le monde. Souvent on est au courant de chutes vertigineuses par d’autres serviteurs de Dieu. Alors que ces choses devraient être cachées; alors que ces choses devraient être couvertes; alors que ces choses devraient réglées dans le secret de quelques conseillers ou de quelques amis qui essaient de ramener, essaient de redresser. Mais quand on pense que certaines chutes, vraies ou fausses, sont livrées aux journaux de païens, sont livrées à la connaissance du monde, et bien sûr, au monde chrétien ! J’aimerais dire de tout mon coeur, ce n’est pas comme cela qu’on chassera les démons ! Ce n’est pas comme cela qu’on guérira les malades ! Ce n’est pas comme cela qu’on ressuscitera les morts ! Ce n’est pas comme cela qu’on manifestera le Royaume de Dieu.

Prenez Marie, elle-même, qui ayant appris, par l’ange, qu’elle allait être enceinte, accepte l’opprobre du rejet. Là encore, il faut se remettre dans la pensée orientale. C’est quelque d’incroyable. Accepter d’être enceinte; accepter d’être rejetée, piétinée, peut être même lapidée ! Essayez de comprendre ce qui s’est passé dans cette jeune fille. C’était aussi être isolée, être rejetée, être critiquée, calomniée, être méprisée. C’était une opprobre, une écharde qui allait la suivre toute sa vie. Parce que toute sa vie, un soupçon pèserait sur elle. Elle a accepté d’être brisée. C’est cela la vie chrétienne. On perd des amis. On perd une bonne réputation. Souvent les jeunes veulent foncer et demandent qu’on prie pour eux. Je dirai :  » si vous voulez foncer, il y en a qui vous fonceront dessus. Cela fait partie du jeu et on ne rigole pas toujours quand cela se présente . » Jésus a dit :  » Vous aurez pour ennemis les gens de votre propre maison, de votre propre église, de votre propre famille. « 

Ruth la Maobite, qui refuse de lâcher sa belle-mère. Appréciez sa tenue discrète et pourtant assez simple, libre avec Boaz quand elle le visite le soir dans l’aire où l’on battait le blé. Écoutez ce que dit cette jeune femme :  » J’irai partout où tu iras; ton dieu sera mon dieu…  » Remarquez sa persévérance, son affection envers sa belle-mère Naomi qui faisait de la contre évangélisation parce qu’elle lui disait :  » retourne dans ton pays, je n’ai plus de fils …  » Au lieu de l’attirer, elle la poussait dans le chemin inverse. Et cette fille tient. Il y a une certaine humilité dans cette Ruth, une telle humilité qui a une force formidable, tranquille. L’ancien président M. Miterrand se présentait comme une force tranquille. Je ne sais pas s’il l’avait vraiment… Mais Ruth avait cette force tranquille, intérieure;  » Je ne te quitterai pas; ton Dieu sera mon Dieu; ton pays sera mon pays.  » C’est terrible de lâcher toutes ses racines et de filer vers l’inconnu. Surtout que les Moabites n’avaient pas de promesses en Israël. Mais cette fille est accrochée. Il y a quelque chose qui la lie à Naomi. Et plus loin, on voit Dieu qui dirige les circonstances. Elle va glaner dans le champ de Boaz. Elle glane derrière. Elle ne se met pas devant. C’est une femme travailleuse, humble, effacée, discrète. Et nous voyons le résultat, elle devient l’épouse de Boaz.

Anne, la mère de Samuel pleurant devant Eli. Cette femme voulait un enfant. Méprisée, critiquée, ridiculisée par l’autre femme de son mari, elle était complètement brisée, maltraitée. Cette femme priait constamment. Et on la retrouve devant Eli. C’est le moment où Dieu a littéralement brisé son coeur. Et c’est là qu’elle prie et qu’elle dit  » Seigneur, si tu me donnes un fils, je te le consacrerai pour toujours.  » C’est aussi là la clé. Avant, elle demandait un enfant pour elle. Comme les autres, elle demandait un fils ou fille mais elle demandait un enfant :  » Seigneur, donne-moi, bénis-moi; tu vois ma souffrance, donne-moi un fils…  » Dieu, lui, voulait un prophète en Israël. Elle était encore très loin de la pensée de Dieu, parce que Dieu donne infiniment au-delà de ce que nous demandons ou pensons. C’était dans son coeur qu’il fallait que le travail se fasse. Quand enfin elle lâche ce qu’en réalité elle désire le plus, c’est là que Dieu le lui redonne en allant beaucoup plus loin que ce qu’elle a demandé. Elle a demandé un fils, Dieu Donne un prophète en Israël. Elle lâche ses affections les plus profondes pour le Seigneur. L’humilité, c’est cela également.

Jonathan, fils de Saül, qui lâche le trône pour David. Un gars qui est héritier du trône ! Et voilà que cet homme décide, au détriment même de son propre père, de lâcher le trône. Il dit à David  » je sais que tu régneras. Dieu t’a donné le trône.  » Réalisez-vous la lutte de jalousie qui aurait pu exister. Ce garçon Jonathan qui aimait David plus qu’une femme, nous dit la Bible, a une humilité incroyable. Cela dépasse la logique humaine. Qu’un homme bagarreur, un vrai guerrier, que cet homme avec un coeur tellement profond; sa relation avec Dieu est tellement authentique, ses dispositions profondes d’humilité sont tellement réelles, qu’il lâche le trône. L’amour pour David était plus grand que l’amour pour le trône.

David lui-même, meurtrier d’Urie, adultère avec Beer-Schéba et à qui pourtant Dieu dit :  » j’ai trouvé un homme selon mon coeur.  » Pensez aux épisodes de la vie de David qui ont permis à Dieu d’effacer la tuerie, le meurtre, l’adultère. Pensez un petit peu aux temps forts de David lorsqu’il refuse, par exemple, de toucher à Saül. Pensez aux temps forts de la bonté de David qui était parfois comme de la faiblesse, avec son propre fils Absalom. Pensez à ce caractère humble, profondément humble de David qui lui a sauvé la vie, au moment où il avait désespérément besoin de la miséricorde de Dieu. La Bible dit que ce que si nous ne faisons pas miséricorde, nous crierons un jour parce qu’il ne nous sera pas fait miséricorde. Il y a des choses qui se paient et il y a des choses qui se reçoivent. L’humilité du coeur, c’est la source de toutes les promesses.

Matthieu 18 : 2-6
2 Jésus, ayant appelé un petit enfant, le plaça au milieu d’eux, 3 et dit : Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. Lire la suite
Dans ces versets de l’évangile de Mathieu, l’humilité est extrêmement dangereuse. Vous trouvez quelqu’un d’humble, vous serez tenté de le piétiner; vous serez tenté de le dominer; vous serez tenté de l’écraser. Vous trouvez une apparence de faiblesse chez l’autre, la nature humaine en profite. Mais l’humilité est extrêmement dangereuse, parce que l’humilité de quelqu’un va automatiquement et tôt ou tard, révéler les réalités des coeurs des autres. L’humilité est une occasion de révélation de ce qui se passe dans le coeur de ceux qui sont autour de ces coeurs d’humilité. Quand quelqu’un est fort, tout le monde s’aplatit. Mais quand quelqu’un est faible, le vrai coeur se révèle. C’est pour cela que je dis que l’humilité est dangereuse pour ceux qui ne sont pas humbles. Parce que quand ils rencontrent un humble ou quand ils rencontrent une personne humble, ils peuvent tomber sous le jugement.  » Si quelqu’un scandalisez un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux qu’on suspende à son cou un meule de moulin et qu’on le jette au fond de la mer. « 

Luc 14 : 7-11
7 Il adressa ensuite une parabole aux conviés, en voyant qu’ils choisissaient les premières places; et il leur dit : 8 Lorsque tu seras invité par quelqu’un à des noces, ne te mets pas à la première place, de peur qu’il n’y ait parmi les invités une personne plus considérable que toi, Lire la suite
Mes amis, nous sommes encore loin d’un certain style évangélique de conquête de Canaan qui n’a rien à voir avec la méthode de Dieu, qui Lui conquiert par la faiblesse. Dieu ne conquiert jamais par la force dans les coeurs. On dit que l’épée courbe les têtes mais que l’amour courbe les coeurs. Quand vous obligez quelqu’un à faire quelque chose, cela dure un temps. Mais si vous gagnez le coeur de quelqu’un qui fera quelque chose par amour, vous gagnez toute sa vie et tous ses biens. L’amour courbe les coeurs.

Matthieu 11 : 29
29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur; et vous trouverez du repos pour vos âmes.
C’est l’apôtre Paul qui parle:

2 Corinthiens 10 : 1
1 Moi Paul, je vous prie, par la douceur et la bonté de Christ, -moi, humble d’apparence quand je suis au milieu de vous, et plein de hardiesse à votre égard quand je suis éloigné, –
Je ne sais pas si vous réalisez le ministère de Paul. Je ne sais pas combien de kilomètres à pied il faisait ? Il avait un tempérament drôle. Un jour quand le souverain sacrificateur a ordonné de le frapper, il dit :  » muraille blanchie, Dieu te frappera.  » Cela montre le tempérament sanguin de Paul. Paul était un homme de la même nature que nous. Parfois aussi ça chauffait ! Mais quand on lui dit  » attention, c’est le souverain sacrificateur, le chef de ton peuple et tu ne parleras pas mal du chef de ton peuple…  » Il stoppe. Et quand il se produisait dans les églises, ce n’était pas le super apôtre  » galonné « , pas du tout. Faible d’apparence au milieu de vous. C’est important de comprendre cela. Si nous comprenons cela et que nous l’acceptons, cela va changer la vocation que Dieu a prévue pour nous. Ou plutôt cela va créer une onction sur notre vie.

Pasteur Pierre Truschel                                                                                                                                                                              https://emcitv.com/pierre-truschel/texte/l-humilite-cle-de-la-puissance-et-de-la-victoire-36058.html