Le plan de relance en France de 100 milliards d’euros sera financé pour plus d’un tiers, soit 35 milliards d’euros, par les fonds actuellement négociés entre États de l’Union européenne. © Kenzo Tribouillard, AFP
Texte par : FRANCE 24
Publié le : 16/07/2020 – 14:53

Le plan de relance en France de 100 milliards d’euros sera financé pour plus d’un tiers, soit 35 milliards d’euros, par les fonds actuellement négociés entre États de l’Union européenne, a affirmé le Premier ministre Jean Castex, en plaidant pour « amplifier cette approche européenne » face à la crise.

Les pays de l’Union européenne (UE) ne ménagent pas leurs efforts pour parvenir à un accord sur le budget pluriannuel et le plan de relance destiné à soutenir l’économie du bloc face à la crise du coronavirus, mais des blocages persistent à la veille du Conseil européen.

Devant le Sénat, le Premier ministre Jean Castex a assuré jeudi 16 juillet que le plan de relance en France de 100 milliards d’euros sera financé pour plus d’un tiers, soit 35 milliards d’euros, par les fonds actuellement négociés entre États de l’UE.

Cet apport de l’UE « est une différence majeure » avec la crise de 2008, auquel « la France et le président de la République ont apporté une contribution décisive », a souligné le Premier ministre lors de sa déclaration de politique générale au Sénat.

« Cette approche européenne nous devrons la poursuivre, l’amplifier en matière de politique industrielle » et de « politique écologique », a poursuivi Jean Castex. « L’Europe doit dans cette affaire retrouver de la crédibilité auprès de nos concitoyens », a-t-il insisté, en appelant l’UE à se saisir de « l’opportunité » de cette crise.

Un sommet européen extraordinaire

Emmanuel Macron est attendu dès jeudi soir et jusqu’à samedi à Bruxelles pour participer au sommet européen extraordinaire consacré au plan de relance de 750 milliards d’euros et au budget pluriannuel 2021-2027.

Cette réunion s’annonce tendue en raison des réticences des États « frugaux » face à ce plan de relance, composé de 250 milliards de prêts, et surtout de subventions à hauteur de 500 milliards qui n’auront pas à être remboursées par les États bénéficiaires.

Avec AFP et Reuters