Le Premier ministre britannique Boris Johnson à la Chambre des communes, à Londres, le 29 octobre 2019. Jessica Taylor / AFP / UK Parliament
Texte par : FRANCE 24
Publié le : 29/10/2019 – 21:42 Modifié le : 29/10/2019 – 23:49

Les députés britanniques ont voté, mardi, à une majorité écrasante, en faveur de la tenue d’élections législatives anticipées le 12 décembre. Une victoire pour le Premier ministre Boris Johnson qui souhaite mettre en œuvre le Brexit.

Boris Jonhson a finalement eu gain de cause. Les députés britanniques ont approuvé, mardi 29 octobre, la tenue d’élections législatives anticipées le 12 décembre. Le Premier ministre espère qu’elles lui permettront de retrouver une majorité et de mettre en œuvre sa promesse de sortir le Royaume-Uni de l’Union européenne.

Le texte convoquant ce scrutin, troisièmes élections générales en quatre ans, a été adopté à une majorité écrasante de 438 voix pour (20 contre) à la Chambre des communes, qui avait auparavant rejeté un amendement de l’opposition travailliste fixant la date du vote au 9 décembre.

Le texte doit encore recevoir mercredi l’aval des Lords, où le passage du texte pourrait n’être qu’une formalité. Le Parlement serait ensuite dissous mercredi prochain à 0 h 01 (GMT), a indiqué le ministre chargé des relations avec cette institution, Jacob Rees-Mogg.

« C’est la première fois que Boris Johnson enregistre une telle victoire », souligne Hervé Amoric, correspondant de France 24 au Royaume-Uni.

L’opposition change son fusil d’épaule

Tous les partis d’opposition ont changé leur fusil d’épaule par rapport à lundi. Jeremy Corbin, le chef de l’opposition travailliste, avait voté contre ces élections, arguant notamment que la tenue d’élections l’hiver, alors que la nuit tombe dès 17 heures, augure une très faible participation.

« Mais Jeremy Corbin a suivi les deux petits partis d’opposition les libéraux démocrates et nationalistes écossais, qui ont souhaité des élections car ils estiment que c’est le meilleur moyen de faire obstacle au plan de sortie de l’UE de Boris Johnson », ajoute Hervé Amoric. « Ils vont transformer ces élections en un second référendum. »

Le leader travailliste, qui avait en vain plaidé pour un scrutin le 9 décembre, a réagi après le vote en promettant « la campagne la plus ambitieuse et la plus radicale, pour un vrai changement, que notre pays ait jamais vue ».

Dans les rangs de l’opposition, qui a mis en échec une ratification de l’accord de divorce arraché par Boris Johnson à Bruxelles mi-octobre, les travaillistes espèrent pouvoir négocier leur propre accord avant de le soumettre à référendum, tandis que les europhiles libéraux-démocrates, qui ont le vent en poupe, veulent carrément annuler le Brexit.

Avec AFP