Les bureaux de vote, qui devaient initialement fermer à 18 H 00, sont restés ouverts jusqu’à 23 H 00, le jour du scrutin le 21 février 2020. © Wana News Agency, Reuters
Texte par : FRANCE 24
Publié le : 21/02/2020 – 22:31 Modifié le : 21/02/2020 – 22:32

En Iran, la journée électorale s’est achevée vendredi avec une faible participation malgré les multiples reports de la fermeture des bureaux de vote, afin de permettre à un maximum d’électeurs de voter jusque tard dans la nuit. À 18 h (heure locale), la participation était au plus bas depuis 40 ans.

Les bureaux de vote en Iran ont fermé officiellement à minuit au lieu de 18 h, comme initialement prévu, vendredi 21 février. Le scrutin a été prolongé pas moins de cinq fois, par tranches de deux heures, puis une heure et enfin 30 minutes afin de permettre une participation maximale pour ces législatives.

Selon l’agence Fars, proche des ultraconservateurs, le taux de participation tournait autour de 40 % à 18 h à l’échelle nationale. Si le taux de participation final officiel se confirme samedi, il serait le plus bas depuis 40 ans.

Les résultats définitifs ne devraient pas être connus avant dimanche, mais cette participation devrait profiter aux conservateurs, après la disqualification massive de candidats réformateurs et modérés et la déception exprimée par beaucoup face aux résultats du gouvernement.

Après avoir ouvert symboliquement le scrutin, l’ayatollah Khamenei avait renouvelé le matin son appel aux quelque 58 millions d’électeurs à participer « avec enthousiasme » au scrutin afin de « garantir l’intérêt national ». Scrutin qu’il avait qualifié de devoir « religieux ».

Pro et anti Rohani

A Téhéran, de longues queues ont été observées devant des bureaux des quartiers sud, acquis aux conservateurs, contrastant avec le nord de la ville – qui a voté majoritairement Hassan Rohani lors de la présidentielle de 2013 et 2017- et où l’engouement était nettement moindre.

La disqualification de milliers de candidats réformateurs et modérés réduit pratiquement le scrutin à un affrontement entre conservateurs et ultraconservateurs.

En fonction des résultats, la plus ou moins grande représentation des ultras dans la future Assemblée, déterminera la marge de manoeuvre qui restera au président Rohani jusqu’à la fin de son mandat en 2021, et pourrait influer sur la poursuite de sa politique extérieure d’ouverture.

Le camp du président avait appelé les électeurs à voter même s’ils ne sont pas satisfaits du gouvernement.

Avec AFP