Bangui, 25 juin (ACAP) – L’avant-projet de loi sur les partis politiques doit être conforme à l’esprit de la constitution, a déclaré le ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement local, Augustin Yangana-Yahoté, à l’ouverture de l’atelier de validation dudit document, mardi 25 juin à Bangui.

Le gouvernement veut une loi sur les partis conforme à la constitution
Le ministre Augustin Yangana-Yahoté a indiqué que l’enjeu de cet atelier est d’examiner l’avant-projet de loi sur les partis politiques et de renforcer les règles relatives à la création, à l’organisation et au fonctionnement des partis politiques en République centrafricaine.

Le chef du département de l’Administration du Territoire a invité les responsables des partis politiques à travailler à l’apaisement, à ne pas combattre, mais plutôt à soutenir l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine du 6 février 2019.

« Les partis politiques doivent être des partenaires et des acteurs du développement. En tant que partenaires, ils peuvent être porteurs d’initiative de l’élaboration d’idées et propositions pour aider le gouvernement à mieux remplir ses missions », a déclaré le membre du gouvernement.

Le chef adjoint de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), Kenneth Gluck, présent à l’ouverture des travaux de l’atelier, a exhorté les différentes parties prenantes à saisir cette occasion pour rendre viable et plus sécurisé le cadre d’action d’information politique en République centrafricaine.

M. Kenneth Gluck a rappelé que la MINUSCA a reçu un mandat du Conseil de Sécurité d’accompagner les efforts du gouvernement au niveau national et local pour faire participer davantage les partis politiques, la société civile et les personnes déplacées au processus de la paix.

Il convient de noter que l’échiquier politique centrafricain comprend près de 100 partis et regroupements politiques dont une dizaine est représentée au sein de l’assemblée nationale.

Il pourrait s’agrandir avec la dissolution attendue des 14 groupes armés signataires de l’accord politique pour la paix et la réconciliation du 6 février 2019, lequel invite les groupes armés à « faire valoir toute revendication par des voies pacifiques, y compris, le cas échéant, en créant des organisations politiques ».

Mardi 25 Juin 2019
Fb / ACAP