Des mineurs centrafricains à la recherche de diamants, en juillet 2012 (Photo d’illustration).
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Par RFI Publié le 01-01-2020 Modifié le 01-01-2020 à 17:45

La Russie prend ce mercredi 1er janvier la présidence du processus de Kimberley, processus qui encadre le commerce du diamant en Afrique. Le Kremlin ne cache pas sa volonté d’en assouplir les règles. Au cœur du débat, le diamant de Centrafrique, que convoiterait particulièrement la Russie.
Avec notre correspondant à Moscou, Paul Gogo

La Russie s’est peu exprimée sur sa présidence du processus de Kimberley mais la position de Moscou sur le sujet ne fait pas mystère. Elle estime qu’il est temps d’assouplir les conditions de vente des diamants, notamment en Centrafrique.

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Le vice-ministre des Finances russe Alexei Moiseev estimait mi-décembre que la Russie devait concevoir une feuille de route pour aller dans la direction d’une reprise de la vente du diamant dans toutes les régions de Centrafrique.

On sait la Russie de plus en plus engagée dans ce pays. En quête d’influence en Afrique, le Kremlin lorgne sur de nombreuses ressources du pays. Dans le domaine du diamant, une entreprise russe a récemment fait parler d’elle.

Pas une industrie d’avenir

La Lobaye Invest est accusée d’avoir déjà commencé à faire du commerce de diamant avec des groupes non autorisés par le processus de Kimberley. L’entreprise comme le ministère des Affaires étrangères de Russie ont démenti mais la Russie a déjà obtenu plusieurs autorisations d’exploitation en Centrafrique.

L’industrie du diamant n’est pas particulièrement une industrie d’avenir mais nul doute que le Kremlin saura utiliser sa présidence pour aller dans le sens des gouvernements desquels il tente, depuis quelques mois, de se rapprocher.