Germaine Katanga
Le gouvernement de la République démocratique du Congo a envoyé d’anciens chefs de guerre en Ituri, leur région d’origine pour tenter de résoudre le conflit.
Mercredi 08 juillet 2020 BBC AFRIQUE

La semaine dernière, la délégation comprenant Germaine Katanga et Mathieu Ngudjolo est arrivée en Ituri, épicentre d’un conflit qui dure depuis de nombreuses années dans le pays.

Germaine Katanga a été inculpée et condamnée par la Cour pénale internationale en 2014 pour complicité de quatre chefs d’accusation de crimes de guerre et d’un crime contre l’humanité, dont un portant sur une attaque qui a fait plus de 200 morts en 2003. Ngudjolo a été poursuivi mais acquitté par la CPI pour son rôle présumé dans cette même attaque.

L’utilisation d’anciens chefs de milice « convertis » comme messagers de paix faisait partie des promesses de campagne du président de la RD Congo, Felix Tshisekedi. Katanga a été libéré de prison le 16 mars dans le cadre d’un accord avec le gouvernement visant à promouvoir la paix et la réconciliation en Ituri.

Pendant ce temps, des hommes armés ont tué 11 personnes en Ituri, dont des militaires et des fonctionnaires locaux, dans une embuscade attribuée à CODECO, une milice accusée d’une série de massacres, a rapporté l’AFP dimanche.

« Le bilan est de 11 morts, dont l’administrateur territorial adjoint en charge de l’économie et des finances, trois policiers et quatre soldats », a déclaré l’administrateur du territoire de Djugu, Adel Alingi Mokuba.

Plus de 500 civils ont été tués par des groupes armés en Ituri depuis octobre, selon l’ONU. L’ONU a déjà averti que ces attaques « peuvent constituer des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre ».