L’EAU, L’HYGIENE ET L’ASSAINISSEMENT                                                                                                      
Dans les pays en développement, tout le monde n’a pas accès à l’eau potable et à l’assainissement.

Définitions
L’eau potable est une eau propre à la consommation : que l’on peut boire, mais aussi utiliser pour faire à manger et se laver. L’assainissement comprend la collecte, le traitement et l’évacuation des eaux usées grâce à des canalisations et à des installations sanitaires (lavabos, douches, W-C). C’est aussi la collecte des déchets (ordures ménagères). L’accès à l’eau potable et à l’assainissement contribue à l’hygiène et permet d’éviter les maladies hydriques, c’est-à-dire liées à l’eau. Les causes du manque d’eau potable et d’assainissement

Dans les pays en développement, la pauvreté empêche de construire des points d’eau aménagés et des installations sanitaires. Les guerres et les catastrophes naturelles (sécheresses, inondations) sont aussi à l’origine du manque d’eau potable et d’assainissement.

Des conséquences graves sur la vie et la santé
Chaque jour, des millions de personnes meurent ou tombent malades à cause du manque d’eau potable et d’assainissement. Les enfants sont les premières victimes.
• Sans eau potable et sans assainissement, l’Homme ne peut vivre (boire et manger), avoir une hygiène de vie (se laver, laver ses vêtements…), et éviter les maladies hydriques (choléra, diarrhées…).
• Avoir une bonne hygiène au quotidien aide à être en bonne santé. Se laver les mains permet d’éviter les maladies comme les diarrhées ou la pneumonie. Encore faut-il pouvoir le faire…

La pollution de l’eau
Le manque d’eau potable et d’assainissement et les mauvaises pratiques liées à l’eau sont à l’origine de la pollution de l’eau qui provoque des maladies. Que se passe-t-il lorsque l’eau est polluée ? On parle de pollution de l’eau lorsque les eaux usées et les déchets ménagers sont rejetés dans la nature, ou lorsque des personnes défèquent à l’air libre. En effet, une personne qui a le choléra et qui défèque dans la nature pollue l’environnement et l’eau. La maladie se propage alors dans l’eau et les populations qui utilisent ou sont en contact avec cette eau sont contaminées. Or les populations des pays en développement n’ont pas d’accès à l’eau potable et à l’assainissement : elles ne peuvent et ne savent pas toujours comment faire pour éviter de polluer l’eau et de tomber malades. Ainsi, des populations tombent malades et meurent à cause du manque d’information et d’installations sanitaires.

Quelques chiffres
Seuls 61 % des habitants d’Afrique subsaharienne ont accès à des sources d’eau améliorées, contre 90 % ou plus en Amérique latine, dans les Caraïbes, en Afrique du Nord et dans une grande partie de l’Asie. Plus de 40 % des habitants de la planète n’ayant pas accès à l’eau potable vivent en Afrique subsaharienne.
Depuis 1990, l’Unicef et ses partenaires ont permis à plus de deux milliards de personnes d’avoir accès à des sources améliorées d’eau et à 1,8 milliard d’avoir accès à des installations sanitaires améliorées. Les solutions existent

Sur les bases de la Convention internationale des droits de l’enfant, l’Unicef défend les droits de l’enfant partout dans le monde et agit en vue d’assurer la survie et le développement de chacun des enfants ; l’enfant a le droit de jouir du meilleur état de santé possible.
• Pour avoir un accès à l’eau potable et à l’assainissement : construire/réhabiliter des puits et des installations sanitaires (notamment dans les écoles pour les enfants).
• Pour lutter contre les maladies liées à l’eau :
– fournir le matériel pour purifier, traiter l’eau polluée et l’approvisionnement en eau potable. ;
– sensibiliser les ménages aux bonnes pratiques d’hygiène.

Le savais-tu ? 20 litres d’eau par jour : c’est la quantité d’eau minimum dont chaque personne a besoin pour vivre dans des conditions saines.
Les ressources en eau :
• Certaines régions du monde ont moins de ressources en eau (douce, salée, souterraine, pluie) que d’autres. C’est le cas de beaucoup de pays d’Afrique subsaharienne où il ne pleut pas souvent.
• Comme la population mondiale augmente régulièrement, consomme de plus en plus d’eau et la gaspille aussi, l’eau douce pourrait venir à manquer, ce serait la pénurie.

Pour éviter que cela n’arrive, chacun doit se montrer responsable envers les générations futures en essayant de recycler et d’économiser nos ressources en eau.

https://www.unicef.fr/sites/default/files/userfiles/06_EAU_ASSAINISSEMENT.pdf

Climat : ces villes africaines confrontées à de graves pénuries d’eau

Du Cap à Bouaké en passant par Bangui, la liste des villes qui souffrent d’un manque cruel d’eau sur le continent ne cesse de grandir avec la sécheresse.
L’eau ne coulera-t-elle bientôt plus au Cap ?

C’est la question que se posent les habitants de la 2ème plus grande ville d’Afrique du Sud. Depuis 3 ans, la ville subit une immense sécheresse.

Afin d’éviter la pénurie complète, le gouvernement local a imposé une restriction : Pas plus de 50 litres par jour et par personne.

On a du modifié nos comportements à l’école avec la réduction de l’utilisation de l’eau (…) Les élèves emmènent leur propre bouteille d’eau, nous avons un seul robinet dans chaque toilette ce qui nous permet d’avoir accès à l’eau et au savon pour se laver les mains

Stephen Price, Proviseur du lycée Bergvliet au Cap

Les solutions sont de moins en moins nombreuses mais cette semaine, 5 MILLIONS de mètres cubes d’eau sont déversés du barrage Misverstand, près du Cap dans la rivière Berg.

Une fois toutes les options évaluées, il semble que ce soit la meilleure option à ce moment précis de libérer 5 millions de mètres cubes à partir de ce barrage, afin d’augmenter l’approvisionnement en aval pour soutenir les moyens de subsistance sur la côte ouest.

Leonardo Manus, directeur des opérations et infrastructures nationales au Département de l’eau et de l’assainissement

L’Afrique du Sud n’est pourtant pas le seul pays à faire face à une pénurie d’eau.

A Bangui en Centrafrique, en cette période de sécheresse, les habitants parcourent des kilomètres pour accéder aux fontaines publiques.

Une sécheresse extrême qui frappe aussi Bouaké en Côte d’Ivoire. Depuis 3 semaines, 1,5 million d’habitants sont obligés de se rendre au puis pour se ravitailler. En cause : le lac qui fournit 70% de l’eau de la ville est à sec.

Sur le continent, de nombreuses autres villes Africaines sont touchées. C’est le cas de Maputo au Mozambique et du Caire en Egypte.

Quant au Burkina Faso et au Sierra Leone, le problème touche désormais l’ensemble du pays.

L’Afrique manque d’eau, un investissement important est nécessaire !
Par Lalao Tiana – 21 mars 2019

De nombreuses villes africaines connaissent des pénuries d’eaux alors que leur population continue de croître. Ces pénuries d’eau ont entraîné des problèmes d’assainissement, qui peuvent contribuer à la propagation de nombreuses maladies comme la fièvre typhoïde et le choléra.

Une personne sur trois en Afrique est touchée par la pénurie d’eau, la situation dans laquelle l’approvisionnement en eau disponible d’une région ne suffit pas à satisfaire la demande. Dans des pays comme le Zimbabwe, le Mozambique et le Ghana, les pénuries peuvent accroître le risque de maladie, car lorsque les réserves d’eau sont rares, les ménages gardent souvent la précieuse ressource à l’intérieur, créant ainsi un terrain fertile pour les moustiques vecteurs de maladies.

Une ressource précieuse en Afrique
L’eau est une ressource précieuse sur le continent. Elle est nécessaire pour faire fonctionner les toilettes et les installations sanitaires de base. En son absence, les résidents sont souvent obligés de déféquer dans les rivières, une pratique qui contamine l’eau douce avec des parasites, des virus et des bactéries.

L’eau contaminée augmente également le risque de maladies. C’est le cas même dans les grandes villes comme la capitale du Ghana et d’autres zones urbaines du Kenya. Entre 2016 et 2050, la population africaine devrait doubler, 80 % des nouveaux résidents vivant en zone urbaine.

Un investissement est nécessaire
Lorsque les femmes et les jeunes filles sont contraintes de parcourir des kilomètres pour trouver un point d’eau, elles n’ont plus le temps d’aller à l’école ou de travailler pour gagner leur vie. La banque africaine de développement a estimé l’année dernière qu’il faudrait jusqu’à 66 milliards de dollars pour assurer un accès à l’eau et à l’assainissement en Afrique.

Cela ne comprend pas les 170 milliards de dollars nécessaires pour construire des infrastructures essentielles telles que des stations d’épuration et des barrages. Sans ces ressources en place, des villes comme Cape Town, en Afrique du Sud, pourraient se retrouver mal équipées pour faire face à la sécheresse.

https://www.afriquenligne.fr/2019/03/21/lafrique-manque-deau-un-investissement-important-est-necessaire/

La FAO veut construire « un million de citernes » de stockage d’eau au Sahel
Au cours des trois prochaines années, le projet de l’agence onusienne devrait bénéficier à quelque 20 000 femmes au Sénégal, au Niger et au Burkina Faso.
PHOTO
Un groupe de femmes attend l’arrivée d’un convoi des Nations unies près du village de Sabon Machi, dans la région de Maradi, au Niger, le 16 août 2018. Dans ce pays, comme dans de nombreuses autres régions du Sahel, les chocs climatiques ont provoqué des sécheresses récurrentes qui ont eu des effets dévastateurs sur les populations déjà vulnérables de la région. LUIS TATO / AFP

Le Monde avec AFP Publié le 03 avril 2019 à 11h43

Un groupe de femmes attend l’arrivée d’un convoi des Nations unies près du village de Sabon Machi, dans la région de Maradi, au Niger, le 16 août 2018. Dans ce pays, comme dans de nombreuses autres régions du Sahel, les chocs climatiques ont provoqué des sécheresses récurrentes qui ont eu des effets dévastateurs sur les populations déjà vulnérables de la région.
Un groupe de femmes attend l’arrivée d’un convoi des Nations unies près du village de Sabon Machi, dans la région de Maradi, au Niger, le 16 août 2018. Dans ce pays, comme dans de nombreuses autres régions du Sahel, les chocs climatiques ont provoqué des sécheresses récurrentes qui ont eu des effets dévastateurs sur les populations déjà vulnérables de la région. LUIS TATO / AFP
Une vaste opération pour construire des « citernes » destinées au stockage de l’eau dans les régions arides du Sahel a été lancée par l’Agence des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), a indiqué mardi le directeur général de l’organisation José Graziano da Silva. Dans un communiqué, M. Graziano da Silva explique que la FAO et ses partenaires œuvrent à la réalisation d’un projet visant à construire « un million de citernes dans la région du Sahel en Afrique », en s’inspirant d’une expérience menée au Brésil, pour que des familles d’agriculteurs pauvres puissent stocker l’eau de pluie.

De l’eau pendant la saison sèche
Au Sénégal, où des projets pilotes ont été lancés, seize citernes de 15 m3 chacune ont d’ores et déjà été construites dans des matériaux locaux et trois citernes de 50 m3 pour des communautés agricoles, bénéficiant au total à 360 personnes. Au Niger, cinq citernes familiales et six plus grandes ont été construites. Les citernes familiales peuvent contenir l’eau potable durant toute la saison sèche et permettre un peu de jardinage familial aussi, souligne la FAO.

Lire aussi « Le Sahel a besoin d’une révolution agroécologique »
Au cours des trois prochaines années, le projet devrait bénéficier au total à 10 000 femmes au Sénégal, 5 000 au Niger et 5 000 au Burkina Faso, selon la FAO. La FAO et l’Union européenne travaillent à l’amélioration de la résilience des populations du Sahel face aux crises alimentaires qui touchent cette région.

Le directeur général de la FAO doit participer cette semaine au Caire aux journées Terres et eaux pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord, pour évoquer la gestion durable des ressources, l’arrêt de la dégradation des sols et la gouvernance de la terre et de l’eau, sur fond de changement climatique.

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/04/03/la-fao-veut-construire-un-million-de-citernes-de-stockage-d-eau-au-sahel_5445187_3212.html