Réouverture des terrasses des cafés et restaurants, le 2 juin 2020, à Paris. Martin BUREAU AFP
Texte par : FRANCE 24
Publié le : 11/06/2020 – 09:18 Modifié le : 11/06/2020 – 09:18

Le premier trimestre 2020 a vu la destruction de 497 400 emplois dans le secteur privé, soit une baisse de 2,5 % provoquée par un effondrement de 40 % de l’intérim sous l’effet du confinement, selon l’estimation définitive de l’Insee publiée jeudi.

L’emploi salarié en France, départements d’Outre-mer inclus, a chuté de 2 % au cours d’un premier trimestre marqué par les répercussions de la crise liée au coronavirus, ce qui représente un demi-million d’emplois détruits, selon les données publiées, jeudi 11 juin, par l’Insee.

Sur la période janvier-mars, l’économie française a détruit 502 400 emplois nets, presque exclusivement dans le secteur privé avec 497 400 destructions nettes d’emploi (-2,5 %), la perte dans le secteur public étant limitée à 4 900 emplois (-0,1 %).

Cette chute, au cours d’une période marquée par le début du confinement le 17 mars, a principalement été alimentée par le plongeon de l’intérim (318 100 emplois détruits, soit un effondrement de 40,4 %).

Cette baisse représente la plus importante depuis le début de cette série statistique en 1990. Par comparaison, lors de la crise économique de 2008-2009, l’emploi intérimaire avait baissé de 13,9 % au quatrième trimestre 2008 puis de 13 % au premier trimestre 2009.

La baisse concerne tous les secteurs, mais elle est plus forte dans la construction (-60,5 %) et l’industrie (-40,7 %) que dans le tertiaire (-31 %).

Hors intérim, la baisse de l’emploi salarié s’établit à 0,7 %, avec 184 300 emplois détruits.

L’économie française s’est ainsi retrouvée en début d’année en situation de destructions nettes d’emploi pour la première fois depuis le début de l’année 2015 et l’emploi salarié est revenu à son plus bas niveau depuis la quatrième trimestre 2017.

Avec AFP et Reuters