Mbi la gué s’entretient ce jour avec une grande figure féminine centrafricaine du monde de la Justice. Elle est droite, juste et honnête. Rigoureuse, professionnelle et croyante pratiquante, Mme Arlette Sombo Dibélé dit ce qu’elle pense, comme elle le pense et quand elle le juge nécessaire. Mère de famille et grand-mère, elle participe et œuvre à ce que la RCA des générations futures puisse être dotée des instruments nécessaires à leur plein épanouissement. Faisant recours plusieurs fois à des versets bibliques, elle y croit, Dieu enverra quelqu’un issu de son peuple pour « délivrer » la RCA : « Je ne désespère pas que la justice, l’intégrité, le travail honnête auront le dernier mot car le Dieu que je révère est le Maître de ces domaines et Il suscitera la race de ses enfants qui vaincront à imposer l’ordre de la justice et de l’amour de la patrie »

Bonjour Mme Arlette Sombo Dibélé, pour nos lecteurs pouvez-vous nous dire qui vous êtes ?
Je suis SOMBO-DIBELE Arlette. Avocat de formation, inscrite au Barreau de la République centrafricaine depuis1992.
De Septembre 2005 à Février 2013, j’ai été Membre de la Cour Constitutionnelle, élue pour ce poste par l’Assemblée Générale des Avocats ainsi que l’exigeait la Constitution de 2004. En Avril 2016, j’ai été approchée par le Premier Ministre SARANDJI pour intégrer son Gouvernement. Pour démentir l’adage selon lequel « la critique est aisée mais l’art difficile » j’ai relevé le défi et j’ai accepté de participer à la gestion de mon pays au sein du gouvernement. J’ai donc occupé le poste de Ministre de l’Environnement, du Développement Durable, des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche d’Avril 2016 à Septembre 2017. Après mon éviction, j’ai repris ma robe d’Avocat.

L’actualité Centrafricaine fait couler beaucoup d’encre. Pour commencer, pouvez-vous nous donner votre point de vue sur les résultats de l’enquête parlementaire sur les conséquences des exploitations minières chinoises ?
Concernant la question relative à l’enquête parlementaire, on peut même parler « des enquêtes » puisque le Ministère des Mines avait, semble-t-il, mener ses propres investigations pour conclure à une négation de « troubles environnementaux » !
Un prêtre catholique de Bozoum, le père AURELIO, avait lancé une alerte qui me semble avoir été faite dans l’intérêt des populations. Le premier Ministre en personne est monté au créneau, devant les députés, pour porter à son encontre de graves accusations, allant jusqu’à définir « les limites » de sa vocation. Bref ! Pour le premier Ministre, la mission de sauver des âmes n’impliquerait pas qu’on s’occupât d’abord de leur bien être physique. Or, je lis dans ma Bible que le souhait d’un serviteur de Dieu pour son frère est « qu’il prospère à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l’état de son âme » (3ème Epitre de Jean : 2). Le Ministre des Mines, quant à lui, a réagi en renvoyant la « balle de la corruption » dans le camp des députés et nous assistons à un spectacle désolant qui, en définitif, nuit à l’image de notre pays ! Nous devons garder à l’esprit que ceux qui occupent les postes de responsabilité et de souveraineté de l’Etat sont les représentants du peuple qui est le détenteur légal et légitime de cette souveraineté !
Mon analyse est que cela était prévisible, d’abord, en considérant les conditions dans lesquelles certains députés ont accédé à l’Assemblée Nationale durant la période encore trouble de la transition de Mme SAMBA PANZA et, ensuite, en considérant la « politique de tolérance absolue » du chef de l’Etat !

Et la Corruption au sein de l’Assemblée Nationale ?
Pour l’Assemblée Nationale, je me demande toujours si les Honorables Députés sont au fait de leur rôle de « contre-pouvoir » ! Locke, Montesquieu et d’autres grands penseurs « du politique » avaient conçu le principe de la séparation des pouvoirs comme un moyen de limiter les excès de chacun des trois pouvoirs. Il fallait que « le pouvoir arrête le pouvoir » ! Le pouvoir législatif vote les lois et veille à leur bonne exécution, le pouvoir exécutif exécute selon la lettre de la loi et le pouvoir judiciaire sanctionne la violation de la loi !
Mais, sincèrement, à quoi assistons-nous ? Quand la majorité des Députés élus sous une bannière se précipite pour faire allégeance au parti du Chef de l’Etat du moment, pensez-vous qu’ils puissent voter les lois en « âme et conscience », pensez-vous qu’ils puissent sanctionner et contrôler l’action gouvernementale sans autre considération que l’intérêt supérieur de la Nation et du peuple ?

Nous poursuivons avec l’affaire des cartes d’identité qui seront fournies aux Centrafricains par le biais d’une entreprise libanaise et cette question a suscité une vague d’indignation. Que dites-vous à ce propos ?
La confection de documents qui établissent l’appartenance d’un individu à une patrie est une question de souveraineté et une question stratégique pour la préservation de la Nation. Vouloir en faire une vulgaire question de « gros sous » me paraît dangereux. Lorsque j’étais Ministre, je me souviens très bien du choix qui avait été porté sur une Société qui avait à sa tête, au niveau national, un jeune compatriote en la personne de Mr DOMINIQUE YANDOCKA. Un contrat de partenariat public/privé avait été bel et bien signé avec CCS ( Centrafrique Carte Systèmes) à l’issue d’une séance au cours de laquelle Mme NELLY COULIBALLY, la Présidente Directrice Générale du Groupe, de nationalité ivoirienne, avait présenté son produit dans la salle de projection au rez-de- chaussée de la Primature sous la présidence du Premier Ministre de l’époque Mr SARANDJY.C’est Mr SARANDJI qui avait convoqué tous les membres du gouvernement à la primature pour entendre les vertus du contrat qu’il avait décidé de passer avec CCS ! Nous avions, majoritairement, apprécié la possibilité d’une « certification et d’une sécurisation » des documents de nos Ministère et j’étais de ce lot pour les documents de sorties des grumes et autres produits de nos forêts. Je suis surprise qu’aujourd’hui la Société CCS soit évincée par une société pilotée par un Libanais qui, de plus, aurait des antécédents inquiétants, selon ce qu’on lit dans la presse.
J’avais, lors d’un conseil présidé par le Premier Ministre, exprimé mon étonnement et mon inquiétude de constater que la signature d’un représentant de l’Etat au bas d’un document ne soit pas plus considérée et qu’on puisse, par de simples dénégations par voie de presse, estimer pouvoir mettre fin à un contrat ! La vérité étant têtue et le droit coriace, tous deux rattrapent le gouvernement ! L’Etat, dont nous sommes les contribuables, va se retrouver dans un procès avec CCS et il n’est pas dans son meilleur rôle ! Avoir une seule parole ou une seule « signature » et la respecter, c’est aussi ça « la bonne gouvernance » !

Que pouvons-nous attendre de la mise en œuvre de l’Accord de Khartoum ?
Accord de KARTHOUM : pour moi, il n’y a rien à attendre de la violation de la loi ! Cet Accord est une négation caractérisée de la Constitution que le Président avait juré : « d’observer scrupuleusement » -Article 38 Constitution du 30 Mars 2016.
Cette Constitution, faut-il le rappeler, a été adoptée directement par le peuple souverain par voie de Référendum. Ce sont les Recommandations prises au Forum National qui contenaient la volonté du peuple exprimée lors des consultations populaires à la base qui ont été synthétisées dans cette Constitution! Or, l’Accord de KARTHOUM, non seulement donne une existence légitime au groupes armés mais, en plus, leur donne des primes de nominations en violation de l’article 28 de cette Constitution qui précise bien :
«Alinéa 1- l’usurpation de la souveraineté par coup d’Etat, rébellion, mutinerie ou tout autre procédé non démocratique constitue un crime imprescriptible contre le peuple centrafricain.
Alinéa 2-Toute personne physique ou morale qui organise des actions de soutien, diffuse ou fait diffuser des déclarations pour soutenir un coup d’Etat, une rébellion ou une tentative de prise de pouvoir par mutinerie ou par tout autre moyen, est considérée comme co-auteur.
Alinéa 3-Les auteurs, co-auteurs et complices des actes visés aux alinéas 1 et 2 sont INTERDITS D’EXERCER TOUTE FONCTION DANS LES INSTITUTIONS DE L’ETAT »
Cela me paraît assez clair, non ? De même, l’article 31 alinéa 3 interdit la transformation des groupes armés en partis politiques : « Il leur est interdit (aux partis politiques)de s’identifier à une race, à une ethnie, à une langue, à un sexe, à une religion, à une secte, à une langue, à une région ou A UN GROUPE ARME ». En outre, l’article 27 alinéas 1 et 2 précise : « Les Forces de défense et de sécurité sont au service de la Nation. ELLES SONT COMPOSEES EXCLUSIVEMENT DE CENTRAFRICAINS » !
Je viens de citer là les termes de la loi suprême pour ne pas être accusée de « faire de la politique/politicienne », c’est à dire celle qui aime la chicane !

Vous êtes membre de la Plateforme E Zingo Biani, quelles solutions pour que le Gouvernement puisse enfin changer de cap. Vous l’avez interpelé plus d’une fois.
Oui, j’ai adhéré à cette plateforme d’expression des revendications citoyennes en fin mai 2019. C’est un « FRONT UNI POUR LA DEFENSE DE LA NATION » qui a une vocation purement citoyenne et la présence de partis politiques, de syndicats et de personnalités indépendantes, comme moi, n’en fait pas « un parti d’opposition » !
En effet, nous avons interpellé le gouvernement en lui adressant, dans un premier temps, le document contenant des revendications citoyennes pour que la paix ne soit pas un vain mot. Il s’agit d’observer « scrupuleusement » la Constitution en remédiant à ce qui en est la violation car « sans justice il n’y a pas de paix » selon la Parole même du créateur !
Nous demandons le retrait des éléments des groupes armés des fonctions de l’Etat par le rapport des Décrets qui les nomment et le respect du serment prêté par le Président de la République quant à la sécurisation du territoire et au développement du pays pour le bien-être de tous. Le dernier ajout à ces revendications concerne, justement, les abus que tout le monde constate et qui se manifestent par la corruption à tous les niveaux et la difficulté pour le citoyen lambda d’obtenir justice. C’est la question des cartes d’identité, du scandale de la dégradation environnementale et de la mise en danger de la vie de nos concitoyens à BOZOUM ou ailleurs. Tout cela est inscrit dans le document contenant des revendications additionnelles qui a été transmis au Chef de l’Etat.
Nous avions pu constater la mauvaise foi du pouvoir à deux reprises : d’abord, lors de notre meeting de COMBATTANT qui avait été contré vigoureusement par l’OCRB et la Garde présidentielle alors que le Ministre de l’intérieur n’avait jamais dit aux porte-parole du Front que cette activité était interdite. Bien au contraire !
La seconde fois, c’était la rencontre avec le premier Ministre qui, à mon sens, était un vrai « One man show » dans la mesure où les journalistes ont été invités à enregistrer le discours ministériel en français et en sango après quoi ils ont été mis à la porte. Nous avons alors remis une autre copie des mêmes revendications et seul le porte-parole est intervenu pour dire que l’interlocuteur à même de donner des réponses est le Chef de l’Etat lui-même et que le Front Uni attendrait sa réaction ! Le chef du gouvernement a affirmé par la voie des ondes que le chef de l’Etat était partisan de la « libre expression » et nous en avons eu une autre illustration quand une conférence-débat, prévue pour se tenir à la salle du Centre Jean 23, a suscité « l’interventionnisme » du pouvoir qui en a empêché la tenue. Les chars de la MINUSCA quadrillaient les lieux et les propriétaires des lieux ont été poussés à rendre les frais de location que nous avions payés!
Alors, que peut-on obtenir avec une politique si démagogique quand le discours servi au peuple est différent de la réaction vis-à-vis de ses revendications et attentes légitimes ?
Je n’ai pas le sentiment qu’il y’a une volonté de changer de cap ! Pire! Je crois que le pouvoir s’est piégé en entrant dans ce processus de l’Accord de KARTHOUM où les groupes armés se sont taillé la part du roi ! L’inertie du gouvernement face aux actes de corruption et de concussion démontre soit sa mollesse soit sa complicité. La souveraineté nationale en a pris un coup terrible et je me demande si notre pays suscite du respect hormis les acclamations diplomatiques qui se transforment vite en critiques acerbes quand vous n’êtes plus sous les feux de la rampe !

Nous voulons rester optimistes et croire que tout est encore possible. Et vous ?
Ce que vous appelez « optimisme », je le nomme « FOI »! Sans la foi en de lendemains meilleurs, nous devrions tous nous faire « hara-kiri » car les temps sont terribles en désastres : perte du niveau des élèves et même des adultes, le record d’échec au premier tour du bac parle de lui-même, (10 pour cent seulement d’admis, semble-t-il ?) Sans compter le constat des fraudes, des corruptions, de la mauvaise gouvernance avec des enrichissements de type « sortie » de champignons où, au bout de trois ans, certains ministres pourraient gérer une agence immobilière ! Les valeurs sont inversées et nous assistons au phénomène décrit par la Bible : « les esclaves sont à cheval et les princes à pied ». De fait, quel exemple peut retenir un adolescent qui voit que c’est plus payant d’adopter le langage des armes plutôt que celui du droit et du devoir, s’il n’est instruit au mérite du travail, de la justice et de l’intégrité ?
Ce n’est pas le schéma qui se déroule dans mon pays et c’est inquiétant ! Dans une réelle démocratie la moindre forfaiture pousse un homme d’Etat à prendre ses responsabilités en reconnaissant avoir failli et en libérant les lieux. Mais chez nous, comme pour narguer le peuple, au lendemain des aveux du Député indélicat, il était à la place d’honneur pour un déplacement dans une province aux côté du chef de l’Etat, alors qu’il avait trahi le peuple dans sa qualité de Député de la Nation. Les exemples sont légion où ce sont des personnalités dont la moralité est remise en question qui foulent le tapis rouge de la présidence. « Une Nation s’effondre lorsque les méchants prospèrent » dit encore la Bible !
Je ne désespère pas que la justice, l’intégrité, le travail honnête auront le dernier mot car le Dieu que je révère est le Maître de ces domaines et Il suscitera la race de ses enfants qui vaincront à imposer l’ordre de la justice et de l’amour de la patrie !

Qu’est-ce qui vous dérange dans l’Accord de Khartoum ?
Je l’ai dit : « la violation de la Constitution » par l’Accord de KARTHOUM m’est insupportable car c’est la bible d’une Nation. C’est d’autant plus inadmissible que la « Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance », œuvre de l’Union Africaine, consacre la suprématie de la Constitution des Etats membres en son article 10 : « Les Etats parties renforcent le principe de la suprématie de la Constitution dans leur organisation politique ». Les experts de l’Union Africaine, de la France et des Nations-Unies qui ont conçu ce fameux Accord ont totalement perdu de vue cette affirmation de la Charte de l’Union Africaine ! Pourquoi ? La République Centrafricaine doit-elle se satisfaire d’une démocratie dont les bases sont déjà branlantes parce qu’injustes ?
L’Accord de KHARTOUM est une insulte à l’intelligence de l’élite des intellectuels centrafricains qui a la responsabilité de guider ses concitoyens et de préparer l’avenir de la Nation. Cette position a été largement défendue par le CRE-RCA, Cercle de Réflexion et d’Etudes, avec des Intellectuels comme mon confrère Maître Panda Gbianimi Albert, Mme Huberte Ndjapou, le Révérend professeur Richard Filakota et d’autres le 8 juin 2019 lors de l’évaluation de l’Accord au bout de 120 jours dans la salle de Conférence de la CEMAC.

Parviendrons-nous pour une fois en Centrafrique à apporter une réponse à l’injustice et à appliquer l’impunité zéro ? Les Chefs rebelles sont-ils conscients qu’ils passeront tous par Dame Justice tôt ou tard ?
Nous parviendrons à une République Centrafricaine où règne l’intégrité quand nous poserons des bases saines pour sa reconstruction qui passe forcément par l’application rigoureuse des textes qui existent et quand chaque Institution jouera sa partition. Il est regrettable que la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance ait attendu que les protestations du peuple deviennent récurrentes pour réagir par rapport au scandale des corruptions !
Quant à « l’impunité zéro », elle ne doit pas se borner à être un refrain à but électoraliste mais un projet suivi d’effets ! Elle se manifeste par l’application de la loi ! Les contrevenants à la loi ont des places dans les prisons et non dans les Hautes sphères du pouvoir ! On marche sur la tête avec cette inversion des valeurs qu’on constate en RCA. Bref ! Il faut « une volonté politique » ferme, tenace pour imposer l’ordre ! Il faut un leader véritable pour cela !
Les chefs rebelles, dont la plupart ne sont que des mercenaires étrangers, sont tellement conscients de leur statut de hors la loi qu’ils profitent au maximum de l’aubaine qui leur a été faite pour piller, voler, violer et saccager!
Connaissant la propension de l’occident à défendre le Droit, je ne désespère pas de voir la justice faire son œuvre un jour. C’est juste une question de temps ! « La malédiction de l’Eternel pèse sur la maison du méchant » nous est-il dit en Proverbes 3 :33.
Les principaux défis à relever en RCA sont exactement ceux que je viens de vous exposer plus avant : il s’agit d’assoir une base saine pour une gouvernance transparente et efficiente. Lors de mon passage au gouvernement au poste de Ministre de l’environnement du développement durable, des eaux, forêts, chasse et pêche, j’avais vraiment cru au discours de « Rupture, impunité zéro » !
J’avais entrepris, comme une élève assidue, de traduire ce discours en actes, d’autant plus que la Lettre de Mission émanant du premier Ministre traçait les grands axes de cette action. Malheureusement, j’ai dû déchanter quand j’ai fait face à une obstruction de la part même de mes supérieurs hiérarchiques. Le népotisme, le clanisme et le copinage règnent en maîtres de nos jours et ils ont même pris du poil dru !

Un dernier mot ?
Mon dernier mot est celui que j’avais déjà eu au sortir du gouvernement : j’avais commencé à défendre mes concitoyens dès l’annonce du déferlement de la nébuleuse « SELEKA » et je n’appartenais à aucun parti, aucun Gouvernement. Il n’est pas besoin d’être une personnalité politique pour défendre les valeurs de probité et de justice nécessaires à l’épanouissement d’une Nation. Dans mon statut de « personnalité in dépendante » je continuerai à veiller et à dénoncer tout ce qui est nuisible à l’avenir de la patrie que nous sommes appelés à léguer à nos enfants et petits-enfants.
Pour citer l’illustre et fière patriote THOMAS SANKARA : « L’esclave qui ne se révoltent pas pour briser ses chaînes n’est pas digne qu’on s’apitoie sur son sort. Seule la lutte libère ! ».
Je vous remercie.

C’est moi qui vous remercie                                                                                                                                                                                     Propos recueillis par Lydie NZENGOU KOUMAT-GUERET