La capitaine allemande Carola Rackete s’adresse aux médias, aux côtés de son avocat, Alessandro Gamberini, et de l’avocat de Sea-Watch, Leonardo Marino, après son audition à Agrigente, le 18 juillet 2019.
REUTERS/Guglielmo Mangiapane
Par RFI Publié le 18-07-2019 Modifié le 18-07-2019 à 22:20

Après quatre heures d’interrogatoire portant sur deux délits présumés, aide à l’immigration clandestine et refus d’obéissance à un bateau militaire pour être entrée de force dans le port de Lampedusa, le 29 juin, Carola Rackete est sortie libre du palais de justice d’Agrigente. Devant ce dernier, elle a lancé un appel à l’Union européenne pour que les ONG qui sauvent des vies humaines n’affrontent plus des situations semblables à celles de Sea-Watch.

Avec notre correspondante à Rome,Anne Le Nir

Carola Rackete est apparue beaucoup plus détendue après son interrogatoire qu’au moment où elle franchissait la porte du tribunal d’Agrigente. Elle était accompagnée de son avocat qui a affirmé qu’elle pouvait rentrer en Allemagne dès qu’elle le voudrait, qu’elle n’est plus capitaine, car l’équipage du Sea-Watch a changé et qu’elle a envie de se consacrer à d’autres activités.

Pour sa part, la jeune femme a parlé du soulagement qu’elle ressentait après s’être expliquée devant les juges, avant de lancer cet appel à Bruxelles : « J’espère sincèrement que la Commission européenne et le Parlement européen, nouvellement élus, feront le maximum pour éviter qu’à l’avenir une telle situation ne se reproduise. Et que tous les pays européens vont travailler de concert pour accueillir les personnes secourues par des bateaux civils ».

Pour le moment en Italie, aucun représentant de parti politique n’a réagi à cet appel, mais on sait que le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, est bien décidé à camper sur ses positions hostiles à l’accueil de navires de secours.