Parmi les responsables iraniens ciblés par les nouvelles sanctions américaines figure l’ayatollah Ahmad Jannati. ATTA KENARE / AFP
Texte par : RFI
Publié le : 20/02/2020 – 20:10

Alors que les Iraniens se rendent aux urnes ce vendredi 21 février pour des élections législatives, les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions contre des responsables iraniens. Il s’agit cette fois des membres de l’organe qui sélectionne les candidats aux élections.

Les cinq responsables iraniens visés par Washington sont membres du Conseil des gardiens de la Constitution, l’institution chargée de sélectionner les candidats aux élections. Le conseil est dominé par les conservateurs. À l’approche des législatives de ce vendredi, il a disqualifié près de 7 300 candidats, essentiellement des réformateurs et des modérés.

« L’administration Trump ne tolérera pas la manipulation des élections », peut-on lire dans le communiqué du secrétaire américain au Trésor annonçant le gel des avoirs que détiendraient les personnalités sanctionnées. Le texte menace aussi les personnes qui effectueraient des transactions avec les cinq responsables iraniens désignés.

Parmi eux figure l’ayatollah Ahmad Jannati. Âgé de plus de 90 ans, ce religieux ultraconservateur dirige le Conseil des gardiens de la Constitution depuis près de trois décennies. Il est l’un des principaux dignitaires de la République islamique puisqu’il est aussi président de l’Assemblée des experts, l’organe qui désignera le prochain Guide suprême iranien le moment venu.

L’actuel Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, est lui aussi visé par des sanctions américaines annoncées l’année dernière. Tout comme le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif.