Des véhicules de l’armée chinoise sur le port de Huanggang lors de la rotation annuelle à Hong Kong, le 29 août 2019.
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Par RFI Publié le 29-08-2019 Modifié le 29-08-2019 à 20:16

À la veille d’un nouveau week-end de mobilisations pro-démocratie interdites par le gouvernement, les médias chinois ont montré des images de la rotation annuelle des troupes de l’armée du peuple dans les casernes de Hong Kong. De nouveaux exercices anti-émeute ont eu lieu à Shenzhen ce jeudi 29 août.

Des véhicules blindés et un navire traversant la baie de Hong Kong ce jeudi 29 août à l’aube ou encore des slogans et des bruits de bottes sur de la musique, ces mouvements de troupes font partie de la rotation annuelle des effectifs de l’Armée populaire de libération. Ils n’ont donc rien d’exceptionnel en soi.

Ce qui est nouveau ici, c’est qu’ils soient ainsi mis en avant. Claironnés par la Télévision centrale de Chine avant même que la manœuvre ne soit terminée. Autre différence, cette année pas d’allusion à un nombre d’hommes et d’équipements qui serait équivalent à l’année précédente. Un oubli dans le discours des officiers qui permet d’entretenir le flou, voire de laisser craindre à certains un renforcement des effectifs. Sachant qu’au total, les forces chinoises comptent entre 6 000 et 10 000 hommes dans les garnisons de Hong Kong.

Exercice anti-émeute

Autres images diffusées en cette veille de week-end de mobilisations, celles d’un nouvel exercice anti-émeute dans un stade de Shenzhen aux portes de la région administrative spéciale. Cette fois, elles ont été mises en ligne sur les réseaux sociaux chinois et rapportées notamment par le quotidien nationaliste Huanqiu Shibao (le Global Times dans sa version anglophone).

Là encore, cri, musique, sifflets… La police armée du peuple joue ici tous les rôles : les manifestants casqués et masqués d’un côté et de l’autre, les forces de l’ordre abritées derrière leur bouclier, et appuyées par des canons à eau.

Anniversaire du « mouvement des parapluies »

À Hong Kong, la police a fait savoir que la marche prévue ce samedi 31 août était interdite. Comme d’ailleurs tout rassemblement annoncé en cette date anniversaire. Il y a cinq ans, le refus par Pékin d’engager des réformes politiques promises, avait déclenché le « mouvement des parapluies ». Il s’agissait alors de la plus grande mobilisation en faveur de la démocratie dans l’ancienne colonie britannique, jusqu’au mouvement de cette année contre la loi d’extradition vers la Chine.