Des salariés de la SNCF défilent dans les rues de Paris, le 14 mai 2019. REUTERS – Benoit Tessier
Texte par : FRANCE 24
Publié le : 04/12/2019 – 14:13 Modifié le : 04/12/2019 – 14:13

La tension monte à quelques heures du début de la journée de grève du jeudi 5 décembre. Cheminots, enseignants, retraités, étudiants… la journée d’action s’annonce très suivie. Le gouvernement dit craindre des débordements et s’attend à la présence de milliers de « black blocs » et de « Gilets jaunes radicaux ».

À la veille de la grève du 5 décembre, le gouvernement s’attend à une importante mobilisation, y compris à des débordements tels que ceux survenus lors des défilés du 1er mai ou du 16 novembre dernier à Paris. Pour l’heure, 245 rassemblements et défilés ont été déclarés auprès des services de la préfecture de la capitale et des grandes villes de province, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, sur BFMTV et RMC.

« Nous savons que des ‘black blocs’ et des Gilets jaunes radicaux ont décidé de se joindre aux manifestations », a-t-il poursuivi. « Ce sont quelques centaines de personnes supplémentaires à Paris et peut-être quelques milliers sur l’ensemble du territoire national. »

« Le vrai problème, c’est quand vous avez 200 personnes qui viennent pour casser au milieu de 5 000 et qu’elles se mélangent à la foule, c’est très difficile de gérer cela », a ajouté Christophe Castaner, précisant que plusieurs milliers de membres des forces de l’ordre seraient mobilisés sur l’ensemble du territoire.

À la préfecture de police de Paris, dont les méthodes de maintien de l’ordre ont été critiquées, on souligne un « contexte social et revendicatif des plus tendus » qui laisse présager « que les violences et les dégradations que subit la capitale depuis le mouvement dit des ‘Gilets jaunes’ sont susceptibles de se reproduire ».

Arrêté pour femrer les commerces et débuts de boissons »

Pour prévenir toute « casse », un arrêté a été pris pour faire fermer les « commerces, débits de boissons et restaurants » installés sur les boulevards menant des gares du Nord et de l’Est à la place de la Nation jusqu’à la fin de la manifestation parisienne prévue pour 19 h.

Ce dispositif avait déjà été mis en place lors du défilé du 1er mai dernier, marqué par « des violences et dégradations commises par des groupes de casseurs mobiles, déterminés, habitués et intéressés au butin », rappelle la préfecture.

Un second arrêté a été pris ce mercredi pour interdire « tout rassemblement de personnes se revendiquant des Gilets jaunes » sur « les Champs-Élysées, dans un périmètre comprenant l’Élysée et le ministère de l’Intérieur et dans les secteurs de l’Assemblée nationale, l’hôtel de Matignon et la cathédrale Notre-Dame-de-Paris ».

Face à la perspective de violences, Christophe Castaner a rappelé dimanche « la responsabilité des organisations syndicales », à l’origine de l’appel à manifester, qui « ont un vrai savoir-faire » et qui « se sont d’ailleurs engagées à mobiliser beaucoup de monde dans la gestion du service d’ordre ».

Avec Reuters