L’entrée du port d’Owendo près de Libreville, au Gabon.
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Par RFI Publié le 22-05-2019 Modifié le 22-05-2019 à 03:02

Au Gabon le vice-président Pierre Claver Maganga Moussavou et le ministre des Forêts Guy Bertrand Mapangou ont été limogés. Ces limogeages ont été annoncés par un communiqué de la présidence gabonaise. Les raisons exactes n’ont pas été évoquées, mais l’on imagine que ces personnalités sont les premières victimes du scandale du kévazingo, ce trafic de bois précieux qui menace d’ébranler le pouvoir.
La sortie du décret présidentiel a été une surprise. Personne n’imaginait qu’Ali Bongo devait agir aussi vite puisque l’enquête ouverte suite au scandale relatif à la disparition de 353 containers chargés de kévazingo, un bois rare et précieux, n’est encore bouclée.

Depuis le déclenchement de ce gros scandale, le ministre des Forêts, Guy Bertrand Mapangou, était dans le viseur. Une autorisation de transporter le fameux bois, signé de sa plume, était ventilée à dessein dans la presse. Jeudi dernier, plusieurs de ses collaborateurs de haut rang ont été suspendus. Son limogeage n’est pas une surprise. Par contre, son collègue de l’Économie Jean Marie Ogandaga dont plusieurs collaborateurs ont également été suspendus conserve son poste.

Concernant le désormais ancien vice-président de la République, Pierre Claver Maganga Moussavou, son nom a aussi été cité dans l’affaire du kévazingo. Mais au-delà, les Gabonais savaient que ses relations étaient assez tendues avec les hommes de main d’Ali Bongo. Issue de l’opposition, Maganga Moussavou aurait été viré à cause de ses prétendues ambitions au plus fort des problèmes de santé d’Ali Bongo.