Interrompue mi-mars par la crise du Covid-19 et le confinement, la campagne des municipales reprend subrepticement à la faveur du déconfinement. REUTERS/Benoit Tessier
Texte par : Valérie Gas
Publié le : 12/05/2020 – 21:39

Les conditions du déconfinement à Paris font débat entre le gouvernement et la mairie. Les parcs et les jardins ne rouvriront pas dans la capitale. Olivier Véran a répondu non à la demande d’Anne Hidalgo, la maire de Paris qui est à la manœuvre pour gérer l’épidémie de Covid-19 dans la ville, au grand dam de sa principale adversaire dans l’élection municipale, Rachida Dati, qui ne désarme pas. À Paris, le déconfinement est l’occasion de faire campagne.

Hidalgo contre Dati, ça continue pendant l’épidémie de Covid-19. Les deux candidates n’ont pas renoncé à préparer l’élection municipale à Paris. Anne Hidalgo, la maire en titre, est montée au créneau au deuxième jour du déconfinement pour braver le gouvernement. Elle a demandé la réouverture des parcs et des jardins de la capitale en invoquant « les besoins des Parisiens ».

Une demande aussitôt classée sans suite au nom du risque de circulation du virus en zone rouge par le ministre de la Santé, Olivier Véran, mais qui a permis à Anne Hidalgo de préconiser au passage le port du masque dans les parcs et dans « toutes les rues » de la ville.

Une manière de désavouer la décision gouvernementale de ne pas le rendre obligatoire dans l’espace public.

La maire de Paris joue sa carte car le déconfinement est aussi un enjeu dans la campagne des municipales –de laquelle Agnès Buzyn a disparu – mais où elle doit faire face à une Rachida Dati décidée à en découdre et qui ne cesse de la critiquer pour sa gestion de l’épidémie.

Dernière attaque en date sur les masques commandés par la maire de Paris, jugés « inadaptés et non protecteurs ».

La date du second tour ne sera pas connue avant le 23 mai, mais en attendant les candidates poursuivent la campagne.