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Chefs d’Etats africains et de Gouvernements lors du Sommet de l’Union africaine pour l’établissement de la Zone de libre-échange continentale à Kigali, Rwanda, le 21 mars 2018.

Maggie Mutesi BBC Africa Money Daily, Nairobi 31 mai 2019

L’Accord de libre-échange continental africain est légalement entré en vigueur ce 30 mai à minuit, mais les pays signataires ont jusqu’au mois de juillet pour en définir les modalités de fonctionnement.Ce n’est qu’à partir de ce moment-là que nous commencerons à voir quel sera son impact.

Le commissaire de l’UA pour le commerce et l’industrie a célébré la nouvelle en ces termes, à travers son compte Twitter :

« Un jalon historique ! L’Accord de libre-échange africain est entré en vigueur aujourd’hui. Nous célébrons le triomphe de l’intégration économique audacieuse, pragmatique et à l’échelle du continent. Nous lançons le marché commun le 7 juillet 2019 et commençons le voyage de la transformation pour préserver une prospérité inclusive ».

Jusqu’à présent, seuls 24 pays africains sur 54 ont ratifié l’accord commercial avec, entre autres, le Nigéria, la plus grande économie africaine qui n’a pas encore signé.Le Burkina Faso est devenu le dernier pays à ratifier mercredi.

L’accord vise à créer un marché unique continental pour les biens et les services avec la libre circulation des biens, des personnes et des investissements, similaire à celui de l’Union européenne.

Les experts affirment que cela stimulera le commerce en Afrique et renforcera la position du continent dans le commerce mondial.

La Commission économique de l’ONU pour l’Afrique estime que l’accord a le potentiel d’accroître le commerce intra-africain de 53 %.

Actuellement, l’Afrique commerce beaucoup moins avec elle-même qu’avec le reste du monde.

L’Union africaine affirme que si tous les pays y adhéraient, elle deviendrait la plus grande zone de libre-échange depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce.