Après plusieurs jours en réanimation à l’hôpital Bichat à Paris, un touriste chinois de 80 ans est mort le 14 février. Son décès a été le tout premier officiellement enregistré en Europe. REUTERS/Charles Platiau
Texte par : RFI
Publié le : 27/02/2020 – 00:06

Les chefs de partis politiques, les présidents de groupes parlementaires et les présidents de l’Assemblée et du Sénat sont conviés ce jeudi à Matignon au lendemain de l’annonce d’un premier mort français du coronavirus. Le Premier ministre Édouard Philippe veut tenter d’enrayer une crise qui devient politique.

En pleine période électorale, à moins de 3 semaines des municipales, pas question pour l’exécutif de laisser la crise sanitaire se transformer en crise politique.

Et ce alors que les critiques et les polémiques fusent déjà depuis plusieurs jours – comme on l’a vu sur le maintien du match Lyon-Turin et la venue de milliers de tifosis mercredi soir dans la capitale des Gaules –, sur la nécessité ou pas de rétablir certains contrôles aux frontières, de réduire la circulation en provenance des régions infectées, comme le réclament haut et fort des élus de droite et surtout la patronne du RN Marine Le Pen, qui se félicite d’ailleurs de l’invitation du Premier ministre.

Tous ces sujets seront bien sûr sur la table ce jeudi matin à Matignon, promet Édouard Philippe qui, face aux chefs des partis d’opposition, entend jouer la transparence et les associer également à l’action conduite par le gouvernement.

En clair, tenter de créer une « union nationale » contre le coronavirus, « alors que la pandémie menace ». « Tous les politiques doivent agir en responsabilité », martèle ainsi un responsable de la majorité. « Il faut cesser d’instrumentaliser les peurs des Français ».