Donald Trump interrogé par les journalistes de Fox News au pied de la statue d’Abraham Lincoln, à Washington, le 3 mai 2020. REUTERS/Joshua Roberts
Texte par : RFI
Publié le : 04/05/2020 – 06:35 Modifié le : 04/05/2020 – 13:21

Le président américain était l’invité de la chaîne Fox News dimanche soir. Au cours de cet entretien enregistré au Lincoln Memorial à Washington, Donald Trump, répondant aux questions des journalistes et des téléspectateurs, a martelé un seul et même message : nous avons fait du bon boulot, il est temps de relancer l’économie.

Assis au pied de la célèbre statue d’Abraham Lincoln au National Mall à Washington, Donald Trump a, sans surprise, mis en avant la réponse efficace et rapide de son administration qui a permis, selon lui, de sauver des millions de vies.

Comme à son habitude, il a accusé les médias d’être injustes envers lui, profitant de l’instant pour se comparer à Abraham Lincoln, rapporte notre correspondante à New York, Loubna Anaki. « J’ai droit à la presse la plus hostile qu’un président ait jamais vu. Je crois que celui qui a connu une situation un peu similaire, c’est ce monsieur. Tout le monde dit qu’il a été très mal traité. Moi c’est bien pire », a lancé le chef de l’État américain lors de cette émission spéciale intitulée « L’Amérique ensemble : retourner au travail ».

Deux heures d’entretien où le président a finalement fait les mêmes déclarations que ces dernières semaines lors de ses points presse quotidiens : l’épidémie est sous contrôle, les États ont toute l’aide et le matériel nécessaires, les tests vont être mis en place à grande échelle.

« Un vaccin d’ici la fin de cette année »

Il a même avancé qu’un vaccin devrait être prêt pour la fin de l’année. « Nous pensons que nous aurons un vaccin d’ici la fin de cette année », a-t-il affirmé, ajoutant : « Les médecins vont dire : vous ne devriez pas dire cela. Je dis ce que je pense. »

Surtout, Donald Trump a insisté sur l’urgence de relancer l’économie. « Beaucoup de gens veulent retourner au travail. On le voit tous les jours. On voit des manifestations partout dans le pays, a-t-il souligné. Et ces manifestations ont du sens. Si vous avez peur, vous allez prendre plus de temps et être prudents. »

Et alors que le pays s’enfonce dans la crise, le président s’est montré optimiste, assurant que l’économie serait à nouveau en plein boom dès l’année prochaine, peut-être mieux qu’avant, a conclu Donald Trump. 2021 sera une année « incroyable », a-t-il prédit.

► La rentrée politique du Sénat fait débat

Les sénateurs américains retournent ce lundi matin à Washington pour reprendre leur travail parlementaire. Ce n’est pas le cas des députés de la Chambre, dont les séances sont toujours suspendues à cause du coronavirus. La capitale américaine est sous l’ordre de confinement jusqu’au 15 mai.

« Je pense que l’on peut travailler en toute sécurité », a affirmé la semaine dernière le chef du Sénat, le républicain Mitch McConnel. Pour lui pas question de rester confiné à la maison, il y a du pain sur la planche, notamment la confirmation des juges fédéraux choisis par le président Donald Trump.

Cet empressement de faire revenir les sénateurs à Washington ne fait pas l’unanimité. La doyenne des sénateurs, la démocrate Dianne Feinstein, 86 ans, estime que Mitch McConnel prend un risque inutile pour la plupart des parlementaires. La courbe de nouvelles infections dans la capitale ne baisse pas. Vendredi dernier, plus de 300 cas ont été signalés, un chiffre record.

Selon le médecin en chef du Congrès, il n’y a pas suffisamment de tests disponibles pour tous les sénateurs. Seulement ceux qui présentent des symptômes pourront bénéficier des dépistages.

La présence au Congrès est un sujet qui divise républicains et démocrates. Contrairement au chef du Sénat, la présidente de la Chambre Nancy Pelosi a demandé aux députés et à leurs assistants de rester chez eux. C’est donc en mode télétravail que les parlementaires se penchent actuellement sur le nouveau plan d’aide économique.
RFI