Donald Trump et Narendra Modi lors du G20 de Buenos Aires le 30 novembre 2018.
SAUL LOEB / AFP
Par RFI Publié le 01-06-2019 Modifié le 01-06-2019 à 08:13

Donald Trump a confirmé ce samedi 1er juin que l’Inde serait exclue de l’accord préférentiel américain sur l’importation de marchandises à partir du 5 juin. Washington avait menacé début mars de sanctionner New Delhi, principale bénéficiaire de cet accord réserve aux pays en voie de développement, en représailles aux barrières commerciales érigées par l’Inde.

Avec notre correspondant à New Delhi, Antoine Guinard

La Maison Blanche avait attendu le résultat des législatives indiennes et la réélection du Premier ministre Narendra Modi pour mettre ses menaces à exécution. Donald Trump a déclaré vendredi que l’Inde, « n’avait pas assuré aux États-Unis un accès équitable et raisonnable a son marché ».

Perte potentielle de 190 millions de dollars

Pour l’Inde, la sortie de ce système de préférences généralisées, correspond à une perte potentielle de 190 millions de dollars par an. New Delhi minimise l’impact de cette décision sur ses exportations vers les États-Unis et a menacé d’augmenter les droits d’importants sur une vingtaine de produits américain en représailles.

Côté américain, la décision de Donald Trump ne fait pas l’unanimité. Les défenseurs de cet accord affirment que cela coûtera 300 millions de dollars par ans aux entreprises américaines en droits de de douanes supplémentaires.

L’économie indienne en perte de vitesse

L’exclusion de ce système de préférence n’est toutefois pas de bon augure pour l’Inde, dont l’économie est en perte de vitesse. Selon les chiffres officiels publiés vendredi, la croissance a chuté à 5,8% entre janvier et mars, contre une moyenne de 6,8% sur l’ensemble de l’année dernière. La relance des exportations indiennes, un secteur qui reste faible, pourrait notamment relancer la création d’emploi, chantier urgent pour le gouvernement de Narendra Modi.