Emmanuel Macron lors du One Planet Summit à Nairobi au Kenya le 14 mars 2019.
© Ludovic MARIN / AFP

Par RFI Publié le 07-05-2019 

Il y a deux ans, Emmanuel Macron était élu président de la République. Lors de sa première année à l’Elysée, le président français avait dit vouloir établir un partenariat avec l’Afrique en rompant avec la politique menée par ses prédécesseurs. RFI fait le bilan de la politique africaine d’Emmanuel Macron deux ans après son élection.
Un déplacement au Nigeria, un autre au Kenya et en Ethiopie, Emmanuel Macron a poursuivi lors de cette deuxième année la voie tracée à Ouagadougou en s’ouvrant à l’Afrique non francophone. À côté de cela, le président français a fait un pas supplémentaire dans sa quête de rapprochement avec le Rwanda, notamment en initiant et en soutenant la candidature de Louise Mushikiwabo à la présidence de l’Organisation internationale de la francophonie.

Le chef de l’État a également lancé le processus de restitutions des œuvres d’art à l’Afrique. L’Élysée a, sur certains dossiers, donné le sentiment de vouloir solder le passé. L’envoi au Burkina Faso de deux lots de documents déclassifiés par la France dans l’enquête sur l’assassinat de Thomas Sankara participe ainsi à cette démarche.

Mais la mesure qui aura certainement été la plus commentée, c’est la très forte augmentation des frais d’inscription à l’université pour les étudiants non-européens. Une décision qui a provoqué un tollé aussi bien en France que sur le continent africain.

L’intervention militaire française au Tchad en février pour porter secours à Idriss Déby a, elle, furieusement rappelé les pratiques passées et remis en cause le principe de non-ingérence jusque-là édicté par Paris. Quant au quasi-silence officiel de la France sur les violences et les intimidations commises contre les opposants politiques en particulier au Cameroun et au Tchad, il vient donner le sentiment que la défense de la démocratie et des droits de l’homme n’apparaît pas comme une priorité pour Emmanuel Macron.