L’application StopCovid vise à tracer les contacts des personnes contaminées par le nouveau coronavirus. © Philippe Lopez, AFP (archives)
Texte par : FRANCE 24
Publié le : 05/05/2020 – 14:56 Modifié le : 05/05/2020 – 14:56

L’application StopCovid devrait être prête le 2 juin, a annoncé mardi le gouvernement français. Cet outil développé indépendamment d’Apple et de Google vise à tracer les contacts des personnes contaminées par le nouveau coronavirus.

L’application StopCovid visant à tracer via leur smartphone les contacts des personnes contaminées par le coronavirus devrait être déployée à partir du 2 juin en France, après une vingtaine de jours de test, a annoncé mardi 5 mai le secrétaire d’État au Numérique, Cédric O.

« Aujourd’hui, on peut se dire qu’on sera prêts pour le 2 juin », a affirmé M. O sur BFM Business, ajoutant que la France développait StopCovid sans utiliser les solutions proposées par Apple ou Google afin notamment de protéger des données de santé confidentielles.

Lors de la présentation de son plan de déconfinement, le Premier ministre Édouard Philippe a maintenu sa confiance dans le projet, qui suscite des critiques jusqu’au sein de la majorité, réaffirmant vouloir le soumettre à un débat suivi d’un vote à l’Assemblée « lorsque l’application en cours de développement fonctionnera et avant sa mise en œuvre ».

Pour Cédric O, « le temps de développement avance relativement bien » et le calendrier est désormais établi. « Nous entrerons dès la semaine prochaine en phase de test, c’est-à-dire que nous reproduirons des situations réelles pour vérifier que l’application fonctionne bien. Ce qui nous permettrait je pense, si le Premier ministre et la conférence des présidents des assemblées en décident, de faire en sorte que nous puissions revenir devant les parlementaires (…) dans la semaine du 25 mai pour envisager un déploiement lors de la deuxième phase du déconfinement à partir du 2 juin. »

Pas de partenariat avec Apple ou Google

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Le secrétaire d’État prévoit que la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) puisse également se prononcer sur le sujet d’ici à la fin mai.

Il exclut désormais un partenariat avec les géants américains Apple et Google, qui contrôlent les deux grands magasins d’applications mondiaux (App store et Google Play store) et veulent proposer rapidement un socle commun pour une application de traçage de contacts.

« Nous avons refusé » les solutions d’Apple et de Google « qui posent selon nous un certain nombre de problèmes en termes de protection de la vie privée et en termes d’interconnexion avec le système de santé », a expliqué Cédric O.

« C’est pour ces problèmes, pas parce qu’Apple et Google sont des grands méchants loups, que nous avons refusé de passer par leurs solutions. Nous aurons une solution qui fonctionnera de manière très satisfaisante sur l’ensemble des téléphones et nous considérons que la maîtrise du système de santé, la lutte contre le coronavirus, c’est l’affaire des États (…), pas forcément celle des grandes entreprises américaines », a ajouté le secrétaire d’État au Numérique.

Avec AFP