À la gare de Calcutta, le 21 mars 2020. La pandémie de Covid-19 complique la tâche des autorités qui cherchent à protéger les populations du cyclone Amphan. Dibyangshu SARKAR / AFP
Texte par : RFI
Publié le : 20/05/2020 – 09:35 Modifié le : 20/05/2020 – 14:24

L’Inde et le Bangladesh se préparent au passage de l’un des cyclones les plus puissants des dernières années. Le cyclone Amphan soufflait ces dernières heures à 185km/h en rafales et doit toucher la ville très peuplée de Calcutta. L’évacuation est rendue encore plus complexe à cause des mesures de prévention contre la maladie Covid-19.

Avec notre correspondant à New Delhi, Sébastien Farcis

Sur les côtes du Bengale, les vagues frappent avec violence sur les digues et les arbres ont commencé à tomber. Les autorités indiennes sont très inquiètes de la puissance rare de ce super cyclone Amphan, l’un des plus violents à souffler dans le golfe du Bengale depuis vingt ans.

Des milliers de maisons pourraient s’effondrer

Tout le long de la côte et à Calcutta en particulier, qui compte quinze millions d’habitants, des milliers de maisons pourraient s’effondrer et les résidents sont déplacés en urgence. En tout, 400 000 personnes ont été évacuées en Inde depuis mardi.

Mais la pandémie de Covid-19 freine ces efforts : une partie des centres d’évacuation sont utilisés comme lieu de quarantaine. Et même quand il y a des espaces disponibles, ils doivent être utilisés à la moitié de leur capacité pour permettre une bonne distance entre les personnes.

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Des populations vulnérables

Le cyclone devrait frapper les côtes du Bengale dans la soirée, avec des rafales à 185km/h et continuer ensuite vers le Bangladesh. Les vents seront alors moins violents mais la densité de population dans ce pays pauvre et le mauvais état des maisons rendent la population très vulnérable à ces intempéries.

« Les rafales de vents sont de plus en plus fortes. Et cela a déjà déraciné plusieurs arbres aux alentours. Et nous n’avons plus d’électricité. Le vent frappe aussi violemment nos fenêtres. Les panneaux ne peuvent pas soutenir la pression et l’eau pénètre par les côtés. Cela inonde donc certaines de nos chambres. »
Témoignage d’un habitant du village de Balichak recueilli par Sébastien Farcis

RFI