En tant qu’ancien président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro bénéficie de procédures spéciales (image d’illustration)
© SIA KAMBOU / AFP
Par RFI Publié le 17-01-2020 Modifié le 17-01-2020 à 23:01

La Cour de cassation se saisit de l’affaire de détournement de fonds publics, recel et blanchiment qui vise Guillaume Soro et certains de ses proches.
Saisie par le ministère public, la Cour de cassation a nommé l’un de ses membres afin de mener l’instruction dans le dossier de détournement de deniers publics, recel et blanchiment portant sur l’achat par Guillaume Soro de sa maison de Marcory.

En tant qu’ancien Premier ministre et ancien président d’institution Guillaume Soro, et de fait ses coaccusés aussi, bénéficient de procédures spéciales. Procédure ignorée par le procureur Richard Adou qui a lancé les poursuites fin décembre et saisi un juge d’instruction contrairement à la loi, estiment les avocats de Guillaume Soro et ses proches.

« Par cette décision, la Cour de cassation vient de nous donner mille fois raison, estime Maître Souleymane Diallo. Du début de cette affaire jusqu’à ce jour, nous avons toujours clamé l’illégalité, l’inconstitutionnalité des poursuites qui ont été engagées contre notre client et ses proches, pour non-respect de la loi. »

Selon la défense, une autorisation préalable de l’Assemblée nationale est également nécessaire pour poursuivre Guillaume Soro et ses proches. Vendredi, le ministère public n’a pas mentionné le dossier de tentative d’atteinte à l’autorité de l’État dont on ignore s’il fera ou non l’objet d’une autre saisine de la Cour de cassation.